
Figurez-vous que l’origine des étrennes remonte à la Rome antique, et que le mot « étrennes » serait dérivé de « Strena », du nom de la déesse de la santé. Les Romains, qui avaient bien compris que le sucre c’est la vie, s’offraient le jour du nouvel an des figues, des dates, du miel, soit plein de douceurs qui symbolisaient toutes les bonnes choses qu’ils souhaitaient voir arriver dans l’année à venir. 😊
Mais voilà, comme il s’agissait d’une coutume païenne, pas question d’avoir cela associé à une fête religieuse chrétienne. Noël, c’est la naissance du Christ, et rien d’autre. Non mais.
Mais les coutumes sont tenaces. En plus, à la fin du 19e siècle, c’est le plein essor de l’ère industrielle, et les grands magasins débordent de choses à vendre : des nouveautés, des jouets, des vêtements… et les Etrennes, c’est l’occasion parfaite, surtout pour les enfants. Une poupée, un polichinelle, un train à roulettes ; chaque année les catalogues illustrés montrent ce qui se fait de mieux, et à prix modique, en plus. Exactement comme ceux d’aujourd’hui, mais sans l’étiquette « Noël ».
Alors finalement, quel sera le déclic ?
Eh bien, une étrange transformation. Celle d’une tradition germanique, d’un certain Saint Nicolas (Saint Nikolaus), qui apporte des gâteaux et friandises aux enfants sages, alors que le Père Fouettard apporte un morceau de charbon aux enfants désobéissants. Il passe le 6 décembre, initialement, mais en plissant un peu les yeux… 😝
Et voilà ! Une importation dans le melting-pot américain plus tard, Saint Nicolas devient Santa Claus 🎅 et hop ! Un consensus se fait, une sorte de moyenne entre le 6 décembre et le 1er janvier. Au 20e siècle, cette version est adoptée dans le monde entier, le Père Noël peut enfin prendre du service, et apporter les cadeaux le 25 décembre.
Alors, ça vaut le coup d’être sage toute l’année, non? 😜
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