Étiquette : fantasy

La vue était magnifique

« C’était la même mer et les mêmes rochers qu’Azura avait un jour nommés « chez elle ». Et si c’était la dernière fois, qu’une faille s’ouvrait sous ses pieds et qu’elle était précipitée dans l’Ombre, tant pis ; ça en valait la peine. »

Quelque fois, on décide qu’on appartient à un endroit. Et d’autres fois, c’est l’endroit qui décide pour vous… 🏝️❤️🐱

Pour commander l’Île Qu’Il Fallait Sauver des Ombres sur Books on Demands, suivez ce lien : https://www.bod.fr/librairie/lile-quil-fallait-sauver-des-ombres-emilie-c-guyot-9782322440337! 😸

#sfff #fantasy #roman #bretagne

L’Île Qu’il Fallait Sauver Des Ombres

Bonjour à tous!

Je voudrais partager avec vous la sortie de mon livre l’Île Qu’il Fallait Sauver des Ombres. C’est une histoire entre fantastique et fantasy où une jeune fille tombe littéralement dans un monde parallèle, se fait des amis improbables sortis tout droit du folklore, et doit courir contre le temps afin de résoudre l’énigme de l’Île et échapper aux ombres impitoyables qui la dévorent.

(Certains auront peut-être reconnu le thème, il s’agit de la réédition de mon roman l’Île de la Groac’h. 😉 )

Pour commander le livre c’est ici : https://www.amazon.fr/dp/B0B6XX88TT
(mais normalement on peut le commander en librairie aussi!)

Merci et au plaisir de vous revoir dans l’un ou l’autre de mes univers!

Je vous souhaite d’excellentes lectures! 🙂

Spécial Confinement

Pour garder le moral pendant ce mois de novembre, les livres numériques du Fil des Pages et de 1883 Express d’Orient (édition spéciale) sont en promotion!

Dans le Fil des Pages, rejoignez une bande de bibliothécaires dans leur dernier espoir de sauver leur monde fantasy de la perte de ses livres et de sa mémoire.

Dans 1883 Express d’Orient, suivez Quatresous de mystère en découverte, à bord d’un train de luxe mythique qui va l’emmener à travers l’Europe et l’univers fantastique des Alterï.

Je vous souhaite d’excellentes lectures et prenez bien soin de vous!

Pris dans la Toile

Bonjour ! Nous allons terminer notre visite des scènes classiques du #fantastique dans les « Récits Et Si » par un spécimen de taille (que l’on trouve finalement beaucoup aussi dans la #fantasy), les araignées géantes ! La créature vampirique du Fil des Pages (qui sort demain en format broché!) choisit une forme imposante pour la confrontation finale… Merci de m’avoir suivie dans cette aventure, je vous souhaite d’excellentes lectures, et prenez bien soin de vous! ❤️

*

La bouche de la créature forma un rictus. Elle projeta sa tête et ses membres en arrière, comme une acrobate. Ses membres s’allongeaient. Quatre excroissances supplémentaires jaillirent de son corps et vinrent prendre appui sur le sol. Son corps s’éleva.

La pioche de Vegard se décrocha du sol avec un craquement discret, emportant un bout du plancher avec elle. Le corps de la créature prit de la hauteur. La pioche glissa hors d’elle, tomba sur le sol avec un cliquètement étouffé. L’énorme créature arachnéenne braquait tous ses yeux jaunes vers Dyulun.

— C’est une métamorphe ! Elle change son corps comme elle veut !

– Le Fil des Pages T, Pages Blanches, chapitre VI : https://ecguyot.com/le-fil-des-pages/

Ne vendez pas la peau du Loup…

Bonjour ! Peut-on faire plus classique du #fantastique qu’une transformation en #loupgarou ? Un sort de révélation force tous les Alterï à montrer leur vrai visage, avec quelques difficultés liés à la mode du XIXe siècle…

*

Le restaurant était plongé dans l’obscurité. Elle s’agitait frénétiquement, mais je n’arrivai pas à comprendre ce qu’elle cherchait à faire. Elle secouait la tête, ses mains en proie à des spasmes ; il y eut un horrible son de déchirure et sa mâchoire s’ouvrit sur une rangée de crocs. Des poils envahirent sa peau et sa belle robe en satin s’effondra sur elle-même, alors que la louve, aussi blanche que de la neige, tentait de sortir de son corset. Lui, tomba en avant avec un bruit plaintif. Il fut un loup maigre et noir en un éclair.

Quelqu’un se mit à crier « ils sont entrés ! les loups sont entrés ! ». Il y eut une détonation, un cri, et des éclats de bois tombèrent du plafond, déjà abîmé par les chutes de rochers.

— Il est formellement contraire au règlement de blesser les passagers ! cria la voix de monsieur Charrier.

– 1883 Express d’Orient, Chapitre XX Les Carpathes II : https://ecguyot.com/1883-express-dorient/

L’armée des ténèbres

Bonjour ! L’armée des ténèbres appartient plus à l’Horreur qu’au #Fantastique, mais lorsqu’on est encerclé par une meute de morts-vivants, comme Jalen et ses amis, ce n’est pas le moment de discuter genres littéraires…

*

Ils tournèrent la tête vers eux, levant leurs regards vides dans leur direction. Dyulun entendit Jalen étouffer un hoquet de frayeur.

— Ils sont trop nombreux, dit Jalen.

— Mais ils sont lents, dit Dylun.

— Ça ne sera plus vraiment à notre avantage, une fois qu’on sera morts.

Ils suivaient Jalen comme des papillons attirés par la flamme d’une bougie ; ils se pressaient les uns contre les autres, formant une barrière mortevivante autour de lui. Certains secouaient légèrement la tête, agitaient les bras (ou les bouts de bras qui leur restait), comme des automates cassés.

Jalen fouillait à nouveau dans son sac. Il en sortit des gousses d’ail, qu’il brandit devant lui dans un geste aussi menaçant que possible considérant qu’il leur collait un légume sous le nez. Il trébucha, et lâcha son ail, qui se répandit aux pieds des créatures.

En quelques secondes, la scène avait changé du tout au tout. Certaines reniflaient avidement, semblant se délecter du parfum, d’autres avaient tenté de croquer et grimaçaient dans une sorte d’extase douloureuse.

— Ils *aiment* l’ail ?

– Le Fil des Pages, Entre les Lignes, chapitre II : https://ecguyot.com/le-fil-des-pages/

Le Chant de la Sirène

Bonjour à tous ! Aujourd’hui pour notre scène classique du #fantastique, je vous emmène faire un petit tour sur une île bretonne, version #fantasy, pour une rencontre avec le chant des sirènes…

*

Une masse de cheveux noirs émergea de la surface d’argent miroitante. Une unique mèche blanche brillait sous la lumière de la lune. La créature glissa gracieusement sous les flots jusqu’à un rocher isolé. Une paire de bras sortit de l’eau et la sirène se hissa sur la pierre dans une sorte de convulsion nerveuse du bas de son corps, qui était effectivement une queue de poisson. Azura se demanda comment une anguille géante dotée de bras et de cheveux pourrait chanter, jusqu’à ce que la sirène repousse ses cheveux derrière ses épaules, dégageant son visage et le reste de la partie humaine de son corps.

Soudain, la chanson était là. La voix était faible, et Azura avait du mal à l’entendre. Elle ferma les yeux, et s’accrocha à la mélodie comme si c’était une bouée au milieu du bruit des vagues. La voix prit de l’assurance, et du volume. C’était une jolie voix, mélodique, qui sautait de note en note de façon charmante, et qui accrochait des vibrations solennelles dans les graves et des cristaux de désespoir dans les notes les plus hautes. Si elles avaient pu les voir, Azura aurait juré que les étoiles menaçaient de se suicider en se jetant dans la mer. Dans la poche d’Azura, la pierre de la Voix vibrait à l’unisson avec la sirène.

La sirène se tut. Même le silence avait envie de se noyer.

– L’ile de la Groac’h, chapitre Tudyne : https://ecguyot.com/lile-de-la-groach/