
Fontaine : ah, les vacances! Personnellement, j’irais bien au bord de la mer! đ
Quatresous : ah ça. C’est Ă la mode, ça. Monsieur a toujours voulu y aller. Il Ă©tait obsĂ©dĂ© par l’idĂ©e d’aller Ă Deauville et de gagner plein dâargent au casino, et puis aprĂšs ça a Ă©tĂ© toutes les publicitĂ©s des chemins de fer pour aller Ă la Baule…
Mademoiselle Melusine : saviez-vous que les stations balnĂ©aires, ou les « bains de mer » pour monsieur Fontaine, sont une invention anglaise? Ils ont plus d’un siĂšcle d’avance pour tout ce qui est de l’hygiĂšne et de la mĂ©decine.
Fontaine : ça ne m’Ă©tonne pas d’eux, ce n’est pas pour rien qu’ils ont aussi inventĂ© la salle de bain! Mais la mĂ©decine? Aux bains de mers?
Mademoiselle Melusine : bien Ă©videmment. Ces bains Ă©taient prescrits en premier lieu pour Ă©loigner les malades des fumĂ©es des usines et des Ă©pidĂ©mies de tuberculose qu’on trouvait dans les grandes villes.
Fontaine : j’ai tout d’un coup beaucoup moins envie d’y aller⊠đź
Barbara : ce serait dommage! C’est vraiment trĂšs agrĂ©able. đ
Fontaine : Ă©videmment, vous y ĂȘtes allĂ©e!
Barbara : bien sûr, et avec Stephen et David, si vous pouvez les imaginer!
Mademoiselle Melusine : je vais essayer de ne pas le faire.
Barbara : đ€ nous avons pratiquement inaugurĂ© Boulogne-sur-Mer. Cela remonte si loin, je me demande si ce nâĂ©tait pas avant la RĂ©volution! Et c’Ă©tait rĂ©servĂ© aux nobles, vous pensez bien.
Quatresous : comme tout en ce temps-lĂ …
Barbara : puis nous avons fait Dieppe, la Rochelle, et Cherbourg, dans les annĂ©es 1820. Et Ă Nice, peu aprĂšs qu’elle soit devenue française, c’Ă©tait en 1860… ah, que de souvenirs!
Fontaine : c’est comme d’aller en vacances avec un professeur d’histoire privé⊠je devrais prendre des notes ! đ Comment câest, comme voyage, alors ?
Barbara : eh bien, grĂące au chemin de fer qui nous permet d’aller partout maintenant, il suffit de quelques heures et nous voilĂ dans une charmante gare, desservant une charmante ville toute neuve et toute propre, construite gĂ©omĂ©triquement autour d’un hĂŽtel et d’un casino. Tout est Ă disposition, et les bains de mer sont rĂ©ellement extraordinaires. đ„°
Barbara : oh, Ă force dâen parler, jâai envie dây retourner. Alors, dĂ©cidez-vous, Deauville, ou Nice? đ
Quatresous : avec notre chance, les deux seront hantĂ©es… đ
Et vous, ça vous tente les vacances au bord de la mer? đ
Emilie C. Guyot est l’auteure de la Saga des AlterĂŻ, une sĂ©rie fantastique pleine de mystĂšres, de crĂ©atures et d’aventures et dans les annĂ©es 1880. Commencez le voyage avec le Tome 1 sur Amazon đđđđđâš
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