L’Express d’Orient : le parcours

C’est l’heure de remonter le temps et de continuer la visite de l’Express d’Orient! 😁

Aujourd’hui j’aimerais vous parler un peu du parcours du train. Mais je devrais dire plutôt les parcours! Parce qu’il y en a eu plusieurs, avec le temps.

Les rails du premier parcours de l’Express d’Orient, déjà, n’allaient pas jusqu’à Istanbul.

Non, ils n’avaient pas oublié de les mettre! 😉

Quatresous : c’est à cause d’un fleuve.

Auteure : eh oui, les wagons de luxe qui faisaient la renommée du train s’arrêtaient tout simplement au Danube, qu’ils ne pouvaient pas traverser. C’était un autre train qui prenait la suite… mais après ça ne s’arrangeait pas : la fin du voyage se faisait en bateau à travers la Mer Noire, depuis Varna (Roumanie) jusqu’à Istanbul.

Il faudra attendre 1889 pour que la ligne soit enfin complète. Le train, entier, bifurque alors à Budapest, vers le sud, afin de passer par la Serbie et la Bulgarie et enfin rejoindre sa destination! 🚂🚃🚃🚃

Fontaine : j’ai hâte de pouvoir prendre le train jusqu’au bout! Peut-être au cours de notre prochaine aventure…? 😉

Auteure : vous voulez dire en 1889? Je ne crois pas… j’ai des choses à vous faire faire à Paris. J’ai besoin de vous pour l’Exposition Universelle, vous savez!

Fontaine : 😅 bon, bon… ce n’est pas mal non plus. 😁

Auteure : et à partir de 1918, l’ouverture du tunnel de Simplon (entre la Suisse et l’Italie) permet à l’Orient Express d’effectuer un deuxième trajet, complètement différent, afin d’aller à Venise.

Fontaine : ooooh… Venise? 🤩

Quatresous : elle a dit en 1918. C’est plus de 30 ans après notre premier voyage en 1883…

Auteure : … ah mais vous avez raison, je m’égare. Nous, c’est le toute premier parcours qui nous intéresse. 😁

J’ai reconstitué ce dont l’horaire du train aurait pu avoir l’air pour Quatresous et ses amis : (avec les orthographes de l’époque!)

Bien sûr, chaque pays possède des voies spécifiques. Pour pouvoir rouler partout, les wagons de l’Orient Express adaptent leurs roues à l’écartement demandé. C’est une grande innovation technique pour l’époque!

Le seul inconvénient, c’est que le train ne peut pas rouler à la même vitesse partout. Sur les voies récentes, comme en France ou en Allemagne, le train va jusqu’à 80 km/h! Mais ailleurs, seulement la moitié de cette vitesse est recommandée.

Fontaine : et c’est tant mieux! On a plus le temps d’admirer des paysages inconnus, comme ça.

Barbara : par contre les locomotives ne s’adaptent pas et sont changées à chaque passage de frontière.

Fontaine : vous êtes spécialiste en mode et en train, vous maintenant? 🤔

Barbare : et en tant d’autres choses, si vous saviez. 😉

Auteure : le passage des douanes est facilité, car les douaniers montent dans le train au lieu de faire attendre les passagers pendant des heures. Vous pouvez passer la frontière tranquillement en savourant un café dans le wagon-restaurant, ou en dormant confortablement dans votre compartiment (mais dans ce cas-là, n’oubliez pas de laisser vos papiers au conducteur de votre wagon-lit).

Fontaine : c’est tellement plus pratique, ça! Et tellement moins oppressant.

Quatresous : ça dépend des fois… je n’étais pas très rassurée quand les douaniers nous ont inspectés à la douane allemande à Avricourt.

Barbara : c’était parce que c’était littéralement des loups policiers. 🐺

Fontaine : c’est bien beau tout ça, mais quand peut-on descendre pour se dégourdir les jambes?

Auteure : pendant les arrêts, s’ils ne sont pas trop courts. Certains ne durent que 3 minutes!

Fontaine : 😨

Auteure : mais d’autres sont plus longs, pour changer la locomotive, ou pendant les ravitaillements. L’Orient Express a besoin d’eau et de charbon pour sa locomotive! Et il prend également le courrier, et de délicieuses denrées locales pour sa cuisine. Là, vous pouvez marcher un peu sur le quai…

Fontaine : donnez-moi cet horaire, que je note les moments où je peux aller courir!

Et vous, vous avez aussi besoin de vous dégourdir les jambes en voyage? 😁

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Les Vacances en 1883

Fontaine : ah, les vacances! Personnellement, j’irais bien au bord de la mer! 😁

Quatresous : ah ça. C’est à la mode, ça. Monsieur a toujours voulu y aller. Il était obsédé par l’idée d’aller à Deauville et de gagner plein d’argent au casino, et puis après ça a été toutes les publicités des chemins de fer pour aller à la Baule…

Mademoiselle Melusine : saviez-vous que les stations balnéaires, ou les « bains de mer » pour monsieur Fontaine, sont une invention anglaise? Ils ont plus d’un siècle d’avance pour tout ce qui est de l’hygiène et de la médecine.

Fontaine : ça ne m’étonne pas d’eux, ce n’est pas pour rien qu’ils ont aussi inventé la salle de bain! Mais la médecine? Aux bains de mers?

Mademoiselle Melusine : bien évidemment. Ces bains étaient prescrits en premier lieu pour éloigner les malades des fumées des usines et des épidémies de tuberculose qu’on trouvait dans les grandes villes.

Fontaine : j’ai tout d’un coup beaucoup moins envie d’y aller… 😮

Barbara : ce serait dommage! C’est vraiment très agréable. 😘

Fontaine : évidemment, vous y êtes allée!

Barbara : bien sûr, et avec Stephen et David, si vous pouvez les imaginer!

Mademoiselle Melusine : je vais essayer de ne pas le faire.

Barbara : 🤗 nous avons pratiquement inauguré Boulogne-sur-Mer. Cela remonte si loin, je me demande si ce n’était pas avant la Révolution! Et c’était réservé aux nobles, vous pensez bien.

Quatresous : comme tout en ce temps-là…

Barbara : puis nous avons fait Dieppe, la Rochelle, et Cherbourg, dans les années 1820. Et à Nice, peu après qu’elle soit devenue française, c’était en 1860… ah, que de souvenirs!

Fontaine : c’est comme d’aller en vacances avec un professeur d’histoire privé… je devrais prendre des notes ! 😁 Comment c’est, comme voyage, alors ?

Barbara : eh bien, grâce au chemin de fer qui nous permet d’aller partout maintenant, il suffit de quelques heures et nous voilà dans une charmante gare, desservant une charmante ville toute neuve et toute propre, construite géométriquement autour d’un hôtel et d’un casino. Tout est à disposition, et les bains de mer sont réellement extraordinaires. 🥰

Barbara : oh, à force d’en parler, j’ai envie d’y retourner. Alors, décidez-vous, Deauville, ou Nice?  😘

Quatresous : avec notre chance, les deux seront hantées… 😓

Et vous, ça vous tente les vacances au bord de la mer? 😊

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Où faire des bonnes affaires? (en 1883)

Imaginez. C’est un beau jeudi de mars, et c’est votre jour de sortie à Paris. Votre tenue d’après-midi est prête. Vous iriez bien faire un peu de lèche-vitrine… oui, mais où aller? 🤔

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : c’est une drôle d’expression, tout de même. Qui colle sa langue sur une vitrine?

Mademoiselle Melusine (une jeune fille de famille noble mais étrange) : je vous ai vu devant les librairies du boulevard Saint Michel. Heureusement que cette vitre existe.

Auteure : vous pourriez aller dans un passage couvert, ils existent depuis le début du 19e siècle! Il s’agit d’une rue piétonne entre deux immeubles, dotée d’un charmant plafond en verre qui laisse passer la lumière du jour tout en protégeant de la pluie.

Fontaine : ou d’autres choses qui tombent du haut des immeubles. Des gargouilles… des Quatresous…

Quatresous (une typographe d’ordinaire prudente) : ce n’est arrivé qu’une fois. Et c’était de Notre-Dame, pas de n’importe quel immeuble. 😌

Auteure : les magasins de ces rues ont des vitrines, ce sont les ancêtres des galeries marchandes! Figurez-vous qu’avant le 19e siècle, les magasins étaient des boutiques sans devantures, qui ne vendaient qu’un seul type de produit et où on n’entrait que si on voulait vraiment acheter. Les prix étaient négociables et très souvent à la tête du client…

Fontaine : certaines boutiques sont toujours comme ça…

Quatresous : et elles sont vouées à disparaître…

Auteure : effectivement, car les magasins « modernes » (depuis le début des années 1800!) pratiquent un nouveau concept, celui de l’entrée libre. On peut visiter sans acheter! Et à présent les prix sont fixes et affichés.

Quatresous : ça m’arrange. je suis mauvaise en marchandage.

Fontaine : moi j’adore ça! Heureusement qu’on peut encore le faire sur les marchés!

Auteure : ces magasins pratiquaient déjà les soldes. L’idée et de vendre peu cher, avec peu de marge, mais vendre beaucoup. Et ils publiaient déjà des catalogues de publicités dont le plus vieux remonte à 1844!

Quatresous : il est plus vieux que moi. 😶

Auteure : et un autre concept a fait son chemin : vendre de tout à la fois. Plutôt que des galleries de boutiques spécialisées les une à côté des autres, comme ça se fait déjà dans l’immense bâtiment du Bazar Bonne-Nouvelle, on va inventer le rayon dans les années 1840. Enfin, à l’époque, on appelle ça un comptoir, tenu par une vendeuse.

Quatresous : j’ai voulu être vendeuse. On est nourries, logées au grenier du magasin, c’était tentant…

Fontaine : qu’est-ce qui vous en a empêchée?

Quatresous : il fallait parler aux clientes. Je n’ai jamais été douée à ça. 😅

Auteure : les grandes enseignes ont plus de trente comptoirs, avec notamment des tapis, des meubles, des articles de voyage, de la parfumerie, de la papeterie, des jouets, et surtout, des vêtements de confection! On essaye un vêtement avant de l’acheter, plutôt que de l’acheter sur patron. Bien sûr, il y a toujours des retouches, mais c’est une révolution qui s’appelle le prêt-à-porter.

Fontaine : ça ne change pas grand chose pour moi, je m’habille généralement en seconde main.

Mademoiselle Melusine : d’où vos vieux costumes trop larges?

Fontaine : c’est un style bohème, mademoiselle!

Auteure : alors, irez-vous Au Bon Marché rue de Sèvres, les Grands Magasins du Louvre rue de Rivoli, ou au Printemps boulevard Haussmann? Ces noms font rêver, non? 😉

Quatresous : je n’ai pas les moyens d’aller là. Pour mon budget, ce sera le Palais de la Nouveauté, rue de Clignancourt. En plus, ils font crédit, eux.

Auteure : vous voulez dire les Grands Magasins Dufayel? Ah, ils ne portent pas encore ce nom…

Fontaine : mais ils font crédit? Voilà encore un bon moyen pour se ruiner! 😒

Mademoiselle Melusine : vous dites ça uniquement parce qu’ils ne vendent pas de livres.

Auteure : eh bien… pas encore… 😉

Alors, on va le faire, ce petit tour dans les Grands Magasins de 1883? 😁

Emilie C. Guyot est l’auteure de la Saga des Alterï, une série historique et fantastique pleine de créatures et d’aventures et qui se passe dans les années 1880. Commencez le voyage avec le Tome 1 sur Amazon 👈🚂🚃🚃🚃✨

Qu’est-ce qui vous ferait plaisir?

Ma boutique en ligne pourrait s’améliorer et j’ai besoin de votre avis! Cela ne prendra pas longtemps c’est promis!! 😁

Grison (une chatte grise et grincheuse) : ce n’est pas trop tôt, si tu veux mon avis! 😾

Auteure : je sais, je sais. Notamment, en ce qui concerne les produits proposés. En plus de mes livres, bien sûr, je me demandais si vous souhaiteriez y trouver autre chose, comme des produits dérivés? Des marques pages, des cartes postales? De la papeterie? Des jeux de cartes? Des porte-clés?

J’ai mis quelques options ci-dessous, et vous ne pouvez en choisir qu’une (j’ai essayé d’en avoir plusieurs mais je n’ai pas réussi 😅). Si vous avez plusieurs choix, ou d’autres idées, ou des remarques générales sur la boutique, n’hésitez pas à les mettre en commentaires!

Merci infiniment pour votre aide!

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