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Un peu plus…?

Allez, après la couverture, et si on dévoilait un petit extrait? 😺❓📖

“— Grison ! insista la voix rauque de Margot derrière la porte de la chambre.

Encore elle ? Cette satanée Chat-de-Dehors était devant ma porte ! Du calme. Si je l’ignorais assez longtemps, elle partirait, oui, comme d’habitude, il n’y avait pas de raison pour que ça change.

— Grison, insista Margot, je sais que tu es là. Grison ! Si tu ne me réponds pas, j’ouvre la porte.

Ouvrir La Porte ? Elle rêvait, elle divaguait, elle prenait ses rêves pour des réalités ! Même moi, Presque Un Vrai Chat, je ne savais pas Ouvrir la Porte. Aucune chance qu’elle p…

Hein ? Quoi ? Il y eut un choc contre la porte, et la poignée glissa doucement vers le bas. Oh, non. J’avais oublié que Margot, avec toute son expérience de Chat-de-Dehors-qui-avait-une-maison-avant, savait ouvrir les portes. Nom d’un petit York à roulettes !

Plus qu’une chose à faire. Filer !”

La vue était magnifique

“C’était la même mer et les mêmes rochers qu’Azura avait un jour nommés « chez elle ». Et si c’était la dernière fois, qu’une faille s’ouvrait sous ses pieds et qu’elle était précipitée dans l’Ombre, tant pis ; ça en valait la peine.”

Quelque fois, on décide qu’on appartient à un endroit. Et d’autres fois, c’est l’endroit qui décide pour vous… 🏝️❤️🐱

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#sfff #fantasy #roman #bretagne

L’Île Qu’il Fallait Sauver Des Ombres

Bonjour à tous!

Je voudrais partager avec vous la sortie de mon livre l’Île Qu’il Fallait Sauver des Ombres. C’est une histoire entre fantastique et fantasy où une jeune fille tombe littéralement dans un monde parallèle, se fait des amis improbables sortis tout droit du folklore, et doit courir contre le temps afin de résoudre l’énigme de l’Île et échapper aux ombres impitoyables qui la dévorent.

(Certains auront peut-être reconnu le thème, il s’agit de la réédition de mon roman l’Île de la Groac’h. 😉 )

Pour commander le livre c’est ici : https://www.amazon.fr/dp/B0B6XX88TT
(mais normalement on peut le commander en librairie aussi!)

Merci et au plaisir de vous revoir dans l’un ou l’autre de mes univers!

Je vous souhaite d’excellentes lectures! 🙂

1885 L’Ange à Trois Ailes : Prologue

Prologue

Atelier de compositeurs-typographes

Imprimerie du journal Le Curieux

Boulevard Saint-Germain, Paris

Plus je relisais la dépêche, et plus le visage de Mademoiselle Melusine s’imposait comme en surimpression sur le papier.

— Eh ben, Quatresous, gouailla la voix pointue de Sidonie Isambert, tu nous fais la tête d’une poule à qui on aurait présenté le hachoir. C’t’à cause de cette dépêche, là ?

Il y a de grandes chances, puisque je suis en train de la lire, pensai-je. Mademoiselle Melusine n’aurait pas hésité à répondre cela. Moi, je ne répondis rien.

— Fais voir ça ! dit Sidonie en m’arrachant le papier des mains. Oooh ! Non ! Le pauvre vieux !

— Un peu plus de travail et un peu moins de vacarme, s’il vous plaît ! dit l’un des rédacteurs en chef depuis le couloir.

— Oui, monsieur Poirier !

Jules Poirier ? Léon Poirier ? J’étais incapable de distinguer les deux frères l’un de l’autre. Une hydre à deux têtes, voilà ce qu’ils étaient pour moi. Au moins, c’était une hydre aimable avec ses employés. Les blouses sévères de l’atelier de composition reprirent leurs places devant les tables de montage.

Mes doigts tremblaient un peu en piochant les lettres de métal dans les casses, les petits casiers où elles étaient triées. Et les espaces. Ne pas oublier les espaces.

« V i c t o r H u g o a é t é p r i s j e u d i s o i r d ‘ u n e i n d i s p o s i t i o n… »

— C’est horrible ! me souffla Clémentine Flamery en secouant ses boucles rousses. Il ne peut pas mourir ! C’est un héros national ! Avec lui, la France meurt aussi !

Je répondis d’un vague signe de tête, que Clémentine accepta comme la confirmation de ses convictions les plus profondes.

« …q u i s ‘ e s t a g g r a v é e s u b i t e m e n t… »

Je me concentrai sur le texte, plaçant les lettres à l’envers, de droite à gauche. Trente-deux caractères sur cette ligne c’est bien il faudra les espacer plus attention j’ai des majuscules elles sont plus larges quarante-et-un ici c’est trop je dois couper un mot il me faut un tiret attraper le « e » accent aigu…

— Il a 83 ans, quand même ! fit remarquer Louise Voisin à ma droite, toujours penchée sur son article de politique étrangère. C’est un âge honorable. Vénérable, même.

« …s o u f f r a i t d ‘ u n e l é s i o n d u c œ u r… »

Mademoiselle Melusine, elle aussi, souffrait du cœur. Lorsque je l’avais rencontrée en octobre 1883 à bord du train l’Orient Express, elle avait eu vingt ans et une maladie cardiaque résultant d’un « mauvais mélange » entre son père humain et sa mère loup-garou. Ou bien disait-on louve-garou ? « Garoute » ? Dans tous les cas, Mademoiselle Melusine avait bien failli en mourir pendant le voyage.

« …a é t é a t t e i n t d ‘ u n e c o n g e s t i o n p u l m o n a i r e… »

— Mais on est sûrs de ça ? demanda Louise.

— Ça vient du Rappel ! grinça Sidonie entre ses dents. C’est son journal ! Et c’est signé de son docteur.

Mademoiselle Melusine avait une fascination pour la médecine. Sûrement, en lisant cet article, elle aurait donné tout un tas de statistiques morbides et j’aurais eu le plus grand mal à deviner si elle était sérieuse ou sarcastique. J’aurais voulu savoir si elle allait bien. Mais chaque fois que nous avions frappé à la porte de sa famille à Saint Leu, Mademoiselle Melusine avait été mystérieusement absente. Son traitement avait-il mal tourné ?

« L e s m é d e c i n s j u g e n t s o n é t a t a l a r m a n t . »

Je compressai les blocs de lettres en pavé, les cerclai de cordage pour que l’ensemble soit solide et stable. Un peu d’encre, et je sortis une épreuve sur un bout de feuille pour en chasser les fautes. Malgré mes efforts de concentration, mes mains avaient travaillé seules. Combien de lettres avais-je manquées ? Aucune, semblait-il. Mes mains savaient ce qu’elles faisaient, elles, au moins.

— Il va peut-être se remettre ? demanda Clémentine avec toute la naïveté de ses dix-huit ans.

— Tu crois ? railla Sidonie. Non, ça a l’air sérieux. Il est aux portes de la mort, je te dis ! Il est fichu, il va y passer !

— Ferme un peu ton moulin à paroles et mérite tes 10 francs d’aujourd’hui, gronda Louise. Avant qu’ils ne nous remplacent tous par des machines !

Nous étions le 19 mai 1885. Je n’avais pas revu Mademoiselle Melusine depuis plus d’un an, lorsqu’elle nous avait annoncé que le traitement d’urgence qu’elle avait reçu lui avait bien sauvé la vie. Elle n’avait pas pu nous en dire plus, car la nature surnaturelle de cette intervention avait pu avoir des conséquences dont elle n’était pas prête à discuter. Eh bien, ce soir, je ne pouvais plus penser qu’aux malades du cœur. J’avais besoin de discuter, et avec quelqu’un qui connaissait les Alterï.

— Auteur, poète, artiste, philosophe, historien, académicien, révolutionnaire, grand contributeur à la Troisième République, soupira Louise. En voilà un qui aura un enterrement en grande pompe.

L’épreuve lue, relue et vérifiée, je posai mon bloc de lettres avec ceux qui devaient constituer la une du journal. Je vérifiai plusieurs fois que je le posais dans le bon sens. Un article imprimé à l’envers ne faisait pas bon effet, si on tenait à son travail. La moindre erreur de montage une fois la presse lancée faisait perdre du temps, et donc, de l’argent, au journal.

— Quelqu’un aurait vu Fontaine ? demandai-je.

— Ton cousin ? dit Gustave Jacquart, toujours en retard parce que ses doigts épais avaient du mal à attraper les petits « s » qu’il fallait coller au bout des blocs-mots les plus courants pour les mettre au pluriel. Il y est déjà sûrement, tu sais ?

Charles Fontaine et moi n’étions pas réellement cousins, mais afin de pouvoir m’installer chez lui, j’étais officiellement « de sa famille éloignée, du côté de son père ». Lorsque j’avais demandé pourquoi je ne pouvais pas être du côté de sa mère, il m’avait répondu que je n’avais pas la bonne couleur, avec ma peau pâle et mes cheveux couleur paille. Le temps que je trouve comment reformuler ma question, il avait déjà changé de sujet deux fois.

— Il y est, où ça ? demandai-je à Gustave en sortant les « s » de leur casse pour les poser devant lui.

— Avenue Victor Hugo, pardi. C’est quand même quelque chose d’habiter dans une rue qui porte son propre nom !

— La moitié de Paris dit encore Avenue d’Eylau, dit Louise.

— Eylau ou pas, dit Gustave, c’est là-bas que Fontaine est, à guetter la moindre nouvelle. Tous les journalistes sont là-bas, je parie.

— Comme des vautours ! s’esclaffa Sidonie.

— C’est grâce à eux qu’on a du travail, dit sévèrement Louise.

— Qui est bientôt fini pour aujourd’hui, dit Gustave en finissant enfin son cordage. Tu veux venir au café avec nous ? me demanda-t-il.

— Non merci, dis-je comme chaque fois qu’il me le proposait. Je vous verrai tous demain.

Je retirai ma blouse, enfilai mon manteau élimé, et en trois pas je me perdis dans la rue, les bruits de sabots et les cris des chauffeurs de l’heure de pointe.

Les Fantômes de Grison teaser#2

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Grison voit des fantômes. Quoi de plus naturel, puisque Grison est un chat. Une petite chatte grise, pour être précis. Et pour être honnête, elle est un peu grincheuse, un peu territoriale, et un peu sarcastique, aussi. Bref, Grison est un chat. Avec la pire volonté du monde, elle partage la maison où elle vit avec des créatures de tous poils : d’autres chats, des chiens, et bien sûr la famille d’humains qui s’occupent d’eux (à moins que cela ne soit l’inverse). Le fragile équilibre est rompu lorsque des fantômes se manifestent, et aimeraient eux aussi avoir leur place dans la maison…

http://dyulun.chez.com/grison.html

Les Fantômes de Grison teaser#1

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Grison voit des fantômes. Quoi de plus naturel, puisque Grison est un chat. Une petite chatte grise, pour être précis. Et pour être honnête, elle est un peu grincheuse, un peu territoriale, et un peu sarcastique, aussi. Bref, Grison est un chat. Avec la pire volonté du monde, elle partage la maison où elle vit avec des créatures de tous poils : d’autres chats, des chiens, et bien sûr la famille d’humains qui s’occupent d’eux (à moins que cela ne soit l’inverse). Le fragile équilibre est rompu lorsque des fantômes se manifestent, et aimeraient eux aussi avoir leur place dans la maison…

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