Une Garde-Robe en 1883

Une Garde-Robe en 1883

Votre armoire est-elle pleine? Si vous viviez en 1883, vous auriez besoin d’avoir de quoi vous changer! Les conventions (et la mode) demandaient d’avoir au moins une tenue par jour, par activité, et selon le moment de la journée! 😱

Barbara (une dhampire impressionnante et fort bien vêtue) : pourquoi croyez-vous que nous partions en voyage avec des malles qui nous servaient aussi de garde-robes une fois à la verticale? 🤨

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : oh, j’adore ces malles. On peut y ranger tant de choses dans ces tiroirs! 😁

Barbara : vous vous en servez pour ranger vos livres. Comme tout le reste de vos meubles, d’ailleurs. Laissez donc la place, amateur! Ce sujet demande l’intervention d’une spécialiste! A votre avis, combien de tenues me faut-il par jour?

Auteure : ah c’est vous qui posez les questions, maintenant?

Barbara : évidemment. Alors, combien? 🤭

Auteure : eh bien… laissez moi retrouver mes papiers…

Barbara : il y a la tenue du matin pour le petit-déjeuner, puis la tenue du matin pour les affaires à régler avant le déjeuner. Puis la tenue du déjeuner. Vient ensuite la tenue de l’après-midi si on reste chez soi, ou celle pour sortir, ou encore celle pour recevoir ses amies chez soi. 👗👗👗👗👗👗

Fontaine : autant de tenues? Mais si quelqu’un arrive à l’improviste? 🤯

Barbara : il attend dans le parloir, bien entendu. Avez-vous été élevé chez les sauvages? Pour le soir, il y a la tenue pour le dîner, et la tenue pour sortir au spectacle 💃. Et puis il y a les tenues de voyages… et bien entendu, il est hors de question de porter plusieurs fois la même tenue lorsque vous êtes dans le grand monde. Il faut être à la mode, et se montrer sous son meilleur jour, et je n’ai même pas commencé à vous parler des accessoires… 👢👛👒💍

Fontaine : mais c’est énorme! On voit bien que vous avez les moyens! Moi, et Quatresous, avons une tenue pour le travail, et une tenue du dimanche. Bon, elle a aussi une tenue d’homme pour nos enquêtes, mais c’est particulier…

Barbara : c’est pourtant vrai. Il va être grand temps que je m’occupe de la garde-robe de Quatresous! 😘

Auteure : eh bien, je ne suis pas sûre que j’aurais pu suivre le rythme! 😅

Et vous, pourriez-vous vivre en 1883 avec tant de conventions?

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Où faire des bonnes affaires? (en 1883)

Imaginez. C’est un beau jeudi de mars, et c’est votre jour de sortie à Paris. Votre tenue d’après-midi est prête. Vous iriez bien faire un peu de lèche-vitrine… oui, mais où aller? 🤔

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : c’est une drôle d’expression, tout de même. Qui colle sa langue sur une vitrine?

Mademoiselle Melusine (une jeune fille de famille noble mais étrange) : je vous ai vu devant les librairies du boulevard Saint Michel. Heureusement que cette vitre existe.

Auteure : vous pourriez aller dans un passage couvert, ils existent depuis le début du 19e siècle! Il s’agit d’une rue piétonne entre deux immeubles, dotée d’un charmant plafond en verre qui laisse passer la lumière du jour tout en protégeant de la pluie.

Fontaine : ou d’autres choses qui tombent du haut des immeubles. Des gargouilles… des Quatresous…

Quatresous (une typographe d’ordinaire prudente) : ce n’est arrivé qu’une fois. Et c’était de Notre-Dame, pas de n’importe quel immeuble. 😌

Auteure : les magasins de ces rues ont des vitrines, ce sont les ancêtres des galeries marchandes! Figurez-vous qu’avant le 19e siècle, les magasins étaient des boutiques sans devantures, qui ne vendaient qu’un seul type de produit et où on n’entrait que si on voulait vraiment acheter. Les prix étaient négociables et très souvent à la tête du client…

Fontaine : certaines boutiques sont toujours comme ça…

Quatresous : et elles sont vouées à disparaître…

Auteure : effectivement, car les magasins « modernes » (depuis le début des années 1800!) pratiquent un nouveau concept, celui de l’entrée libre. On peut visiter sans acheter! Et à présent les prix sont fixes et affichés.

Quatresous : ça m’arrange. je suis mauvaise en marchandage.

Fontaine : moi j’adore ça! Heureusement qu’on peut encore le faire sur les marchés!

Auteure : ces magasins pratiquaient déjà les soldes. L’idée et de vendre peu cher, avec peu de marge, mais vendre beaucoup. Et ils publiaient déjà des catalogues de publicités dont le plus vieux remonte à 1844!

Quatresous : il est plus vieux que moi. 😶

Auteure : et un autre concept a fait son chemin : vendre de tout à la fois. Plutôt que des galleries de boutiques spécialisées les une à côté des autres, comme ça se fait déjà dans l’immense bâtiment du Bazar Bonne-Nouvelle, on va inventer le rayon dans les années 1840. Enfin, à l’époque, on appelle ça un comptoir, tenu par une vendeuse.

Quatresous : j’ai voulu être vendeuse. On est nourries, logées au grenier du magasin, c’était tentant…

Fontaine : qu’est-ce qui vous en a empêchée?

Quatresous : il fallait parler aux clientes. Je n’ai jamais été douée à ça. 😅

Auteure : les grandes enseignes ont plus de trente comptoirs, avec notamment des tapis, des meubles, des articles de voyage, de la parfumerie, de la papeterie, des jouets, et surtout, des vêtements de confection! On essaye un vêtement avant de l’acheter, plutôt que de l’acheter sur patron. Bien sûr, il y a toujours des retouches, mais c’est une révolution qui s’appelle le prêt-à-porter.

Fontaine : ça ne change pas grand chose pour moi, je m’habille généralement en seconde main.

Mademoiselle Melusine : d’où vos vieux costumes trop larges?

Fontaine : c’est un style bohème, mademoiselle!

Auteure : alors, irez-vous Au Bon Marché rue de Sèvres, les Grands Magasins du Louvre rue de Rivoli, ou au Printemps boulevard Haussmann? Ces noms font rêver, non? 😉

Quatresous : je n’ai pas les moyens d’aller là. Pour mon budget, ce sera le Palais de la Nouveauté, rue de Clignancourt. En plus, ils font crédit, eux.

Auteure : vous voulez dire les Grands Magasins Dufayel? Ah, ils ne portent pas encore ce nom…

Fontaine : mais ils font crédit? Voilà encore un bon moyen pour se ruiner! 😒

Mademoiselle Melusine : vous dites ça uniquement parce qu’ils ne vendent pas de livres.

Auteure : eh bien… pas encore… 😉

Alors, on va le faire, ce petit tour dans les Grands Magasins de 1883? 😁

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Le Curieux Sujet : Paris au 19e siècle

Paris au 19e siècle! La Belle Époque! Les impressionnistes, Victor Hugo, Baudelaire, les expositions universelles! Ca fait rêver, non? 🤩

C’est bien pour cela que j’ai choisi ce cadre pour les Alterï! Non seulement la société changeait, mais les innovations techniques semblaient alors infinies! il n’y a qu’à demander à Fontaine et Quatresous ce qu’ils en pensent!

Fontaine (journaliste enthousiaste au Curieux) : bonjour! Bonjour, bonjour! 😁

Quatresous (typographe prudente au Curieux) : bonjour…

Fontaine : en effet, nous connaissons bien Paris, Quatresous et moi. Surtout Quatresous, elle est née là!

Quatresous : oui…

Auteure : nous brûlons d’impatience! Comment est Paris dans les années 1880?

Quatresous : … c’est… différent? Pas seulement à cause de la magie. La ville a changé depuis mon enfance. Quand je suis née, Paris était encore médiéval. Vous auriez vu certains immeubles…

Fontaine : oh je m’en souviens! 😱 Moisis, décrépis, tombant en morceaux! Avec mes camarades de classe, nous nous mettions au défi d’y entrer, au risque de nous blesser, d’attraper une pneumonie, d’être agressés par des voleurs ou pire, de perdre nos livres!

Quatresous : le baron Haussmann a tout démoli. Maintenant, Paris a des grandes rues bien dégagées. C’est plus propre, plus moderne. Plus… comme dire… géométrique.

Fontaine : et il y a beaucoup moins de possibilités de monter des barricades en cas de désaccord avec le gouvernement en place… 🤔

Auteure : aimez-vous toujours ce Paris?

Quatresous : c’est ma ville. J’aime son atmophère à dix heures du matin, claire, fraîche et presque piquante. Du moins, lorsque l’on est loin des usines.

Fontaine : ou du quartier des tanneurs, à Croulebarbe. En parlant de rue, j’aime aussi le reste de folie médiévale dans certaine rues. Mon ami Joubert m’a appris, par exemple, que la rue du Dragon est nommée d’après la cour du Dragon, qui est nommée d’après une moulure de dragon qui se trouve rue de Rennes et qui est là à cause de la rue Sainte-Marguerite, car Sainte-Marguerite a été mangée par un dragon et elle en est sortie vivante. Et la rue Sainte-Marguerite est la rue Gozlin, maintenant!

Auteure : je n’aurais pas pu l’inventer. Une dernière chose : que pensez-vous du projet de Mr Eiffel pour l’exposition universelle de 1889?

Quatresous : oh non. 😓

Fontaine : 😡 cette horrible tour d’allumettes en ferraille! C’est hideux, et dangereux, et si ça s’effondrait sur les immeubles voisins, hein? Et c’est censé être le symbole de Paris pour l’Exposition Universelle? Jamais, vous m’entendez, jamais cette Tour Eiffel ne sera acceptée à Paris!

Quatresous : fuyez. Maintenant qu’il est lancé, il en a pour des heures.

Auteure : ah, je suis désolée! 😅 Bonne chance pour le faire taire!

Ah, si nous pouvions remonter le temps, et voir tout cela nous-même! On le peut, un peu… dans les pages des livres, ou dans les films. C’est déjà ça!

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Croissant ou baguette?

Mais où donc un petit déjeuner pouvait bien coûter si cher??

Eh bien, dans l’Orient-Express, le train de luxe où il fallait absolument être vu. En octobre 1883, un petit déjeuner y coûtait 1,50 francs, soit plus d’une journée de travail pour une domestique comme Quatresous!

Mais que mangeaient-ils donc de si formidable?!

Et bien, pratiquement la même chose que nous aujourd’hui! Depuis le 18e siècle, en France, on prend le matin une boisson chaude (café au lait, chocolat chaud ou thé), accompagné de tartines grillées ou de viennoiseries, avec du beurre. Et, éventuellement, il y a des fruits provenant directement des pays traversés par le train.

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : ça, c’est bien pour les riches! Nous, à Paris, on déjeune à la baguette bon marché trempée dans du café.

Quatresous (une typographe prudente) : et on a pu voir que dans les campagnes, c’est baguette trempée dans de la soupe au vin. Quelque fois avec pas trop de soupe…

Fontaine : bref, dans l’Orient-Express, on paie le service et la vaisselle?

Quatresous : non, il faut reconnaître que les produits sont de qualité… mais oui, la vaisselle aussi.

Et vous, vous prenez quoi au petit déjeuner? 🥐☕🍞🧈 Dites-moi tout dans les commentaires!

Le Curieux Sujet : Charles Fontaine

Je vous parlais l’autre jour des X-Files, où la vérité était ailleurs. 👽

Pour rester en thème, je voudrais vous présenter un de mes personnages de la Saga des Alterï qui lui aussi recherche la vérité : Charles Fontaine.

Charles Fontaine (un journaliste) : bonjour, bonjour, bonjour à tous! 😁

Auteure : … euh… oui, bonjour. Donc, vous vivez à Paris en 1883, et au milieu de créatures fantastiques?

Fontaine : absolument! Enfin, au milieu, c’est un peu exagéré! Disons que j’en connais, oui, quelques uns, certains, pas tous…

Auteure : mais quand même, vous êtes entouré de sorciers et de vampires, non? Et vous ne le soupçonniez pas du tout avant?

Fontaine: oh si, oh si! J’ai toujours cru que la magie existait, mais je n’avais pas de preuves. En tant que journaliste, je suis toujours à la recherche de la vérité, et des preuves. Et maintenant j’ai les deux! C’est formidable, non?

Auteure : oui, c’est formidable, mais… attendez, formidable? Comment ça, formidable?

Fontaine : nous sommes entourés de magie, c’est ça qui est formidable! Par exemple, à Paris, il y a aussi des muses, des médiums, et même des loups-garous! Ils vivent en ville, avec nous, à côté de nous!

Auteure : ah, nous voilà dans le vif du sujet! Vous vivez donc bien au milieu du danger!

Fontaine : et bien, je ne pense pas, non, enfin, avec certains oui, mais pour la plupart non, non, ils essayent de vivre comme tout le monde, ils vont travailler, payer leurs impôts, que des choses ennuyeuses, vraiment.

Auteure : ennuyeux? Ce n’est pas ce que j’attendais… Ils ne sont même pas un petit peu… je ne sais pas, « méchants »?

Fontaine : ils ne sont ni méchants ni gentils! Enfin, à part un qui… 🤔 non mais vraiment, ce sont des gens complexes, de vraies personnes! Vous avez peut-être un loup-garou pour voisin, vous dans votre 21e siècle, quelqu’un de très pacifiste et qui veut juste élever sa famille en paix…

Auteure : vous voulez dire qu’il y a peut-être, non pas seulement un, mais toute une meute de loups-garous dans l’appartement en face de chez moi??? 😱

Fontaine : non non non, grands dieux, non, je… hmm… en fait, ça dépend. Où habitez-vous? Est-ce qu’on peut venir jeter un oeil?

Auteure : non finalement ça ira, merci. Vous avez raison, mon voisin est très gentil et je crois que j’ai plus peur de vous que d’un potentiel lycanthrope!

Et bien voilà, Charles Fontaine trouve « formidable » de vivre dans un monde surnaturel… on aura tout entendu. Ou peut-être êtes-vous d’accord avec lui? Seriez-vous prêts à partir dans cet univers?

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