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1883 Express d’Orient teaser #5

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1 personne qui commente = 1 point pour le livre dans le cadre du concours! Je vous souhaite une excellente lecture! =)

Octobre 1883. Quatresous s’embarque à bord de l’Express d’Orient, le tout nouveau train de grand luxe, tout juste inauguré par la Compagnie des Wagons-lits. Sa mission est aussi claire qu’elle est saugrenue : faire faire demi-tour aussi vite que possible à son employeur Monsieur Desmilliers et récupérer l’argent des billets, car les finances de la famille en dépendent. Mais à bord du train un passager décède, tout le monde a un secret, des murmures d’esprits et de monstres hantent les couloirs, et une menace rôde… Et qui sont ces voyageurs mystérieux, dans les compartiments du wagon de tête ?
Pour Quatresous, un voyage vers l’inconnu va commencer dès le quai de la gare…

1883 Express d’Orient : chapitre 22

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Il ne fallait pas réfléchir. Surtout ne pas penser, ni à la Milice, ni au ravin de l’autre côté du train, ni à Mademoiselle Melusine, ni à l’entité en train de tuer Lady Coralie, et surtout pas au fait que nous allions faire équipe avec David Winter alors que mes défenses mentales étaient au plus bas…

Le chapitre 22 est disponible sur Plumarum. Je vous souhaite une excellente lecture ! 🙂

1883 à bord de l’Express d’Orient : les Wagons Lits

Les Wagons-lits de l’Orient Express en 1883

 

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(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

 

Si le wagon-restaurant est le lieu principal de rencontre pour mes personnages, les wagons-lits sont le théâtre de scènes plus tranquilles, mais aussi de moments terrifiants.

Continuons donc notre visite de l’Express d’Orient en 1883 avec Edmond About et M. de Blowitz, deux auteurs qui ont relaté leur expérience dans le train de luxe, respectivement dans De Pontoise à Stamboul et Une Course à Constantinople, tout deux publiés en 1884.

Pour Edmond About, les wagons de la CIWL sont des « maisons roulantes, longues de dix-sept mètres et demi, construites en bois de teck et en cristal, chauffées à la vapeur, brillamment éclairées au gaz, largement aérées et aussi confortables pour le moins qu’un riche appartement de Paris ».

 

Les compartiments

Les wagons-lits en 1883 comportent 7 compartiments, avec des lits numérotés de 1 à 20.

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Entre les compartiments 2 et 3, et les compartiments 5 et 6, il se trouve une porte communicante qui peut être verrouillée de chaque côté.

Edmond About décrit le compartiment :

« La chambre, nette et luisante comme un sou neuf, n’a pas reçu une seule couche de peinture, par l’excellente raison qu’elle est boisée de haut en bas. Le matelas et l’oreiller sont juste à point, ni trop mous, ni trop durs ; les draps, qu’on change tous les jours par un raffinement inconnu dans les maisons les plus riches, exhalent une fine odeur de lessive. »

(source de l’image : L’Illustration, 7 juin 1884)

On distingue sur les images la tablette centrale qui sert à poser des tasses, ou à écrire. La petite grille juste au-dessus de la fenêtre est une ventilation. Il y a également un filet tout en haut pour poser les bagages au-dessus des fenêtres.

L’ambiance la nuit est confortable, feutrée, et rassurant à la lumière d’une lampe à gaz qui « brillait discrètement à travers une épaisseur de soie verte. »

M. de Blowitz, lui, trouve que ces voitures sont « spacieuses et confortables. On s’y étend à son aise, même en ayant une taille beaucoup plus haute que la [s]ienne. Le bruit assourdi des roues, à travers les portes fermées et les rideaux tirés, arrive à peine comme une mélopée vague et monotone à l’oreille du dormeur, et lui sert de berceuse. »

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(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

 

Le cabinet de toilette

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(source de l’image : L’Illustration, 7 juin 1884)

Les cabinets de toilette, à chaque bout de chaque wagon-lit, sont selon M. About « installés avec luxe, amplement pourvus de savon, d’eau chaude et d’eau fraîche, et maintenus dans un état d’irréprochable propreté par les valets de chambres. » Ils ont, néanmoins, le défaut de n’être que deux pour vingt personnes : « Nous sommes donc obligés, le matin, de nous attendre les uns les autres et quelques fois assez longtemps. » C’est tout de même une révolution pour le voyage ferroviaire : à l’époque les trains ne possèdent pas de cabinet du tout, et les voyageurs font la course sur les quais à chaque arrêt à la recherche des commodités dans les gares…

 

En savoir plus sur 1883 : à bord de l’Express d’Orient…

1883 à bord de l’Express d’Orient : Mademoiselle Melusine

Mademoiselle Melusine est un personnage très mystérieux qui a encore beaucoup à révéler, mais quelques indices dans le roman suggèrent déjà une partie de son histoire, à travers l’Histoire.

« — Le lieu de ma naissance se trouve peut-être aujourd’hui en Allemagne, dit-elle, mais je ne suis pas vraiment une Alter. »  (chapitre 9)

Melusine Schaefer est née le 31 octobre 1863 à Louperhouse en Moselle, alors un département de la Lorraine. Elle est la fille de Narcissa Roussault et Karl Schaefer. Elle a un grand frère, Tristram, qui a presque 4 ans de plus qu’elle. Appartenant à une famille d’Alterï sans être vraiment une Alter, Melusine grandit entre deux mondes.

En juillet 1870, le gouvernement français craint l’expansion de la Prusse et l’unification des royaumes allemands, qu’elle voit comme des menaces à sa puissance. La France déclare la guerre à la Prusse, mais la coalition allemande se mobilise plus rapidement. Les Prussiens annexent le nord-est du pays, progressent vers Paris, et finalement gagnent la guerre. Le 10 mai 1871, le traité de Francfort est signé, la France cédant officiellement une partie de l’Alsace et de la Lorraine au vainqueur. Renforcé par l’issue du conflit, l’Empire Allemand est formé.

« — La douane est à la frontière, à Avricourt plus exactement. Je devrais plutôt dire « aux Avricourts », puisque c’est cette gare que les Allemands ont coupé en deux, comme ça, sans remords. » (chapitre 6)

Les habitants d’Alsace et de Lorraine ont alors le choix : soit rester sur place et devenir allemands, soit fuir et s’installer en France. Après la disparition de son mari, Narcissa Schaefer choisit d’emmener ses deux enfants et de s’installer près de Paris, à St-Leu-Taverny, où elle a de la famille.

Néanmoins, les liens germaniques de la famille sont un obstacle à leur intégration. L’esprit anti-allemand qui règne en France après 1871 mène la vie dure aux Schaefer, et Narcissa, Tristram comme Melusine se referment sur eux-mêmes afin de trouver la force de supporter leur situation difficile. Pour Tristram, ce sera la musique. Pour Melusine, ce sera une fascination pour le monde médical et les morts violentes.

L’ascension fulgurante de Tristram en tant que jeune violoniste virtuose au début des années 1880 est un retour de chance inespéré pour Narcissa, qui retrouve enfin les cercles sociaux dont elle avait l’habitude. Les préoccupations plus macabres que sociales de Melusine, en revanche, créent une distance et une incompréhension entre la mère et la fille.

L’apparence générale de Mademoiselle Melusine m’a été inspirée par les tableaux de Jacques-Joseph Tissot (1836-1902), un peintre français installé à Londres sous le nom de James Tissot, en particulier Octobre 02 (1877) :

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(source de l’image : Wikipédia)

Chapitre 8 de l’Express d’Orient

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Bonjour à tous! Le chapitre 8 de 1883 : à bord de l’Express d’Orient est disponible sur Plumarum ! Mais que sont donc les Winter en réalité ? Il faut être membre du site afin de le découvrir, mais les chapitres 1 à 5 sont toujours en entrée libre ! Excellente lecture!

1883 : à bord de l’Express d’Orient

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Octobre 1883. Quatresous s’embarque à bord de l’Express d’Orient, le tout nouveau train de grand luxe, tout juste inauguré par la Compagnie des Wagons-lits. Sa mission est aussi claire qu’elle est saugrenue : faire faire demi-tour aussi vite que possible à son employeur Monsieur Desmilliers et récupérer l’argent des billets, car les finances de la famille en dépendent. Mais à bord du train, tout le monde a un secret, des histoires d’esprits et de monstres hantent les couloirs, et une menace rôde… Et qui sont ces passagers mystérieux, dans les compartiments du wagon de tête ? Pour Quatresous, un voyage vers l’inconnu va commencer dès le quai de la gare…

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