La lumière de la Fantasy…

Fontaine : les mythes, les légendes, le folklore, et maintenant les romans! J’ai toujours adoré chercher le symbolisme humain derrière toutes les histoires fantastiques!

Mademoiselle Melusine : et puis vous rencontrez un loup-garou pour la première fois…

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Le Curieux Sujet : Paris au 19e siècle

Paris au 19e siècle! La Belle Époque! Les impressionnistes, Victor Hugo, Baudelaire, les expositions universelles! Ca fait rêver, non? 🤩

C’est bien pour cela que j’ai choisi ce cadre pour les Alterï! Non seulement la société changeait, mais les innovations techniques semblaient alors infinies! il n’y a qu’à demander à Fontaine et Quatresous ce qu’ils en pensent!

Fontaine (journaliste enthousiaste au Curieux) : bonjour! Bonjour, bonjour! 😁

Quatresous (typographe prudente au Curieux) : bonjour…

Fontaine : en effet, nous connaissons bien Paris, Quatresous et moi. Surtout Quatresous, elle est née là!

Quatresous : oui…

Auteure : nous brûlons d’impatience! Comment est Paris dans les années 1880?

Quatresous : … c’est… différent? Pas seulement à cause de la magie. La ville a changé depuis mon enfance. Quand je suis née, Paris était encore médiéval. Vous auriez vu certains immeubles…

Fontaine : oh je m’en souviens! 😱 Moisis, décrépis, tombant en morceaux! Avec mes camarades de classe, nous nous mettions au défi d’y entrer, au risque de nous blesser, d’attraper une pneumonie, d’être agressés par des voleurs ou pire, de perdre nos livres!

Quatresous : le baron Haussmann a tout démoli. Maintenant, Paris a des grandes rues bien dégagées. C’est plus propre, plus moderne. Plus… comme dire… géométrique.

Fontaine : et il y a beaucoup moins de possibilités de monter des barricades en cas de désaccord avec le gouvernement en place… 🤔

Auteure : aimez-vous toujours ce Paris?

Quatresous : c’est ma ville. J’aime son atmophère à dix heures du matin, claire, fraîche et presque piquante. Du moins, lorsque l’on est loin des usines.

Fontaine : ou du quartier des tanneurs, à Croulebarbe. En parlant de rue, j’aime aussi le reste de folie médiévale dans certaine rues. Mon ami Joubert m’a appris, par exemple, que la rue du Dragon est nommée d’après la cour du Dragon, qui est nommée d’après une moulure de dragon qui se trouve rue de Rennes et qui est là à cause de la rue Sainte-Marguerite, car Sainte-Marguerite a été mangée par un dragon et elle en est sortie vivante. Et la rue Sainte-Marguerite est la rue Gozlin, maintenant!

Auteure : je n’aurais pas pu l’inventer. Une dernière chose : que pensez-vous du projet de Mr Eiffel pour l’exposition universelle de 1889?

Quatresous : oh non. 😓

Fontaine : 😡 cette horrible tour d’allumettes en ferraille! C’est hideux, et dangereux, et si ça s’effondrait sur les immeubles voisins, hein? Et c’est censé être le symbole de Paris pour l’Exposition Universelle? Jamais, vous m’entendez, jamais cette Tour Eiffel ne sera acceptée à Paris!

Quatresous : fuyez. Maintenant qu’il est lancé, il en a pour des heures.

Auteure : ah, je suis désolée! 😅 Bonne chance pour le faire taire!

Ah, si nous pouvions remonter le temps, et voir tout cela nous-même! On le peut, un peu… dans les pages des livres, ou dans les films. C’est déjà ça!

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Orient-Express : les wagons-lits

Les Wagons-lits de l’Orient Express en 1883

(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

Si le wagon-restaurant est le lieu principal de rencontre pour mes personnages, les wagons-lits (aussi appelés « sleeping-cars ») sont le théâtre de scènes plus tranquilles, mais aussi de moments terrifiants.

Continuons donc notre visite de l’Express d’Orient en 1883 avec Edmond About et M. de Blowitz, deux auteurs qui ont relaté leur expérience dans le train de luxe, respectivement dans De Pontoise à Stamboul et Une Course à Constantinople, tout deux publiés en 1884.

Pour Edmond About, les wagons de la CIWL sont des « maisons roulantes, longues de dix-sept mètres et demi, construites en bois de teck et en cristal, chauffées à la vapeur, brillamment éclairées au gaz, largement aérées et aussi confortables pour le moins qu’un riche appartement de Paris ».

Les compartiments

Les wagons-lits en 1883 comportent 7 compartiments, avec des lits numérotés de 1 à 20.

Entre les compartiments 2 et 3, et les compartiments 5 et 6, il se trouve une porte communicante qui peut être verrouillée de chaque côté.

Edmond About décrit le compartiment :

« La chambre, nette et luisante comme un sou neuf, n’a pas reçu une seule couche de peinture, par l’excellente raison qu’elle est boisée de haut en bas. Le matelas et l’oreiller sont juste à point, ni trop mous, ni trop durs ; les draps, qu’on change tous les jours par un raffinement inconnu dans les maisons les plus riches, exhalent une fine odeur de lessive. »

(source de l’image : L’Illustration, 7 juin 1884)

On distingue sur les images la tablette centrale qui sert à poser des tasses, ou à écrire. La petite grille juste au-dessus de la fenêtre est une ventilation. Il y a également un filet tout en haut pour poser les bagages au-dessus des fenêtres.

L’ambiance la nuit est confortable, feutrée, et rassurant à la lumière d’une lampe à gaz qui « brillait discrètement à travers une épaisseur de soie verte. »

M. de Blowitz, lui, trouve que ces voitures sont « spacieuses et confortables. On s’y étend à son aise, même en ayant une taille beaucoup plus haute que la [s]ienne. Le bruit assourdi des roues, à travers les portes fermées et les rideaux tirés, arrive à peine comme une mélopée vague et monotone à l’oreille du dormeur, et lui sert de berceuse. »

Le cabinet de toilette

(source de l’image : L’Illustration, 7 juin 1884)

Les cabinets de toilette, à chaque bout de chaque wagon-lit, sont selon M. About « installés avec luxe, amplement pourvus de savon, d’eau chaude et d’eau fraîche, et maintenus dans un état d’irréprochable propreté par les valets de chambres. » Ils ont, néanmoins, le défaut de n’être que deux pour vingt personnes : « Nous sommes donc obligés, le matin, de nous attendre les uns les autres et quelques fois assez longtemps. » C’est tout de même une révolution pour le voyage ferroviaire : à l’époque les trains ne possèdent pas de cabinet du tout, et les voyageurs font la course sur les quais à chaque arrêt à la recherche des commodités dans les gares…

Eh bien, ça devait être bien confortable, tout de même… petit, mais confortable! Placer mes 39 voyageurs dans ces wagons était un peu compliqué (il fallait garder un oeil sur où se trouvait tout le monde) mais très amusant!

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Comment lire l’avenir

Et si je vous disais qu’on peut vraiment deviner l’avenir? 🔮

Enfin… on a toujours essayé de le faire!

Depuis l’antiquité, des gens en ont fait leur profession, même (surtout?) auprès des dirigeants politiques! Ce sont des astrologues, devins, augures, qui lisent l’avenir dans les signes autour d’eux, comme entre autres :

les lignes de la main (la chiromancie) ✋

le vol des oiseaux (ornithomanice) 🕊

les étoiles (horoscopes) ⭐🌟

les rêves (oniromancie) 💭

les quatre éléments, la terre 🌱 (géomancie), l’eau 🌊 (hydromancie), l’air 💨 (aéromancie) et le feu 🔥(pyromancie),

des petites choses lancées au hasard comme des graines, des os, des bâtons…

des choses symbolique tirées au hasard, comme des cartes (cartomancie), des runes (runomancie)…

des entrailles d’animaux sacrifiés, particulièrement le foie (hépatoscopie)

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : pardon? Vous avez dit le foie? 😲 Oh, c’est… euh… charmant! Et ça marche, vous croyez?

Quatresous (une typographe prudente) : je vous le dirai quand j’y serai dans mes leçons de magie… 😅

Et vous, croyez-vous à la divination? 😉 Connaissez-vous d’autres façons de lire l’avenir?

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La Fantasy ou la Raison?

« La Fantasy est une activité humaine naturelle. Elle n’anéantit sûrement pas la raison, ni même ne l’outrage, et n’émousse pas non plus l’appétit de vérité scientifique, ni n’en trouble la perception. Bien au contraire. »
❧ J.R.R. Tolkien

Fontaine : j’ai toujours pensé que lorsqu’on était curieux, on était curieux de tout, parce qu’on ne sait jamais où se trouve une part de vrai! Ce n’est pas parce que la forme est surprenante que le fond est faux, n’est-ce pas? N’est-ce pas??

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Le Curieux Sujet : Mademoiselle Melusine

Je vous parlais l’autre jour des loup-garous dans le folklore.

Pour rester en thème, encore une fois, je voudrais vous présenter quelqu’un qui est peut-être loup-garou… ou non… en tout cas, il s’agit de Mademoiselle Melusine Schaefer. Bonsoir, Mademoiselle Schaefer!

Mademoiselle Melusine (une jeune femme pâle et posée) : bonjour. 😒

Auteure : donc, vous êtes bien une Alter?

Mademoiselle Melusine : peut-être. Mon cas est compliqué. Probablement, si on suit une définition stricte de « non Commun ».

Auteure: vous n’êtes certainement pas Commune. Il paraît qu’il y a des loups-garous dans votre famille!

Mademoiselle Melusine : Le terme est « métamorphe ». Tous les métamorphes ne sont pas des loups.

Auteure : oh, veuillez m’excuser. Donc, il y a des métamorphes…?

Mademoiselle Melusine : je vais vous décevoir, mais je ne me transforme en rien. En revanche, ma mère a été assez souvent qualifiée de « harpie aux dents longues ». Tirez-en les conclusions que vous voulez. 😒

Auteure : je… vois. Mais si vous pouviez vous transformer en quelque chose, qu’est-ce que ce serait?

Mademoiselle Melusine : quelque chose de rapide et qui n’a pas besoin de répondre à des questions, sans doute.

Auteure : parlons d’un sujet plus facile. Vous avez une fascination pour la médecine?

Mademoiselle Melusine : peut-être. 😒

Auteure : comment ça, peut-être?

Mademoiselle Melusine : j’aime les faits, c’est un fait. J’aime connaître l’anatomie et comment les corps fonctionnent. Je suis fascinée par les maladies, les blessures, leurs causes et leur conséquences.

Auteure : disons, par exemple, la façon dont les métamorphes changent sous l’impulsion de la magie…?

Mademoiselle Melusine : vous êtes pire que Fontaine, vous savez? Et il est journaliste.

Auteure : oh, merci! 😁

Mademoiselle Melusine : 😒

Auteure : 😶

Mademoiselle Melusine : soit. Cela en fait partie, si cela vous fait plaisir. Pour un docteur en recherche, je suppose. Pour ce qui est de la « médecine », je ne suis pas encore certaine d’aimer soigner les gens.

Auteure : ah oui, cette partie-là…

Mademoiselle Melusine : néanmoins, il y a si peu de femmes médecins que c’est presque tentant de le faire quand même. Sans compter que ma famille (qui n’est en aucun cas une famille de métamorphes qui se cacherait des humains à tout prix) serait profondément choquée si je choisissais cette carrière.

Auteure : je suis sûre que vous trouverez votre voie! En tout cas, bonne chance avec vos études et votre famille, et merci encore pour vos réponses.

Eh bien, on dirait que finalement, les pouvoirs de Mademoiselle Melusine sont plus de l’ordre du cynisme et de l’obstination. Mais je suis sûre qu’elle ira loin et qu’elle deviendra ce qu’elle veut! 😉

Et vous, si vous pouviez vous transformer en ce que vous voulez, qu’est-ce que ce serait?

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Influences Littéraires : Stephen King

Comment l’éviter? Comment ne pas parler du Roi de l’Horreur, le maître incontesté du Thriller et de tous les livres qui font (un peu) Peur? Le bien nommé : Stephen King. 👑

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : un autre Stephen? Le nôtre a l’air plus gentil…

Mademoiselle Melusine (une jeune fille étrange à la famille lupine) : en mettriez-vous votre main à couper?

Fontaine : eh bien… 🤔

Auteure : Stephen King, c’est plus de 65 romans, et plus de 200 nouvelles. Il décrit les peurs, les ambiances paranoïaques, la terreur et les faiblesses des gens ordinaires comme personne. C’est quelquefois gore, quelquefois « seulement » psychologique, mais c’est toujours dérangeant. 😨

Fontaine : ah, voilà. Notre Stephen est moins dérangeant.

Mademoiselle Melusine : pour un dhampire de plus de 400 ans…

Auteure : Il n’y a pas un thème étrange que Stephen King n’ait pas traité, des vampires, aux aliens, au couloir de la mort. 💀

Certaines de ses histoires sont tellement iconiques qu’elles font à présent partie de la culture populaire. Carrie et sa télékinésie sanglante au bal de fin d’année, l’auteur devenant lentement fou de The Shining, la fan excessive de Misery, les chiens de Cujo ou les chats de Simetierre

Et si vous avez peur des clowns, il est possible que Pennywise (de Ca) y soit un peu pour quelque chose… 🤡

Fontaine : les clowns? Les gens ont peur des clowns?

Quatresous (une typographe prudente) : je n’aimais pas trop ça déjà au départ, mais depuis notre mésaventure avec les poupées, je les évite…

Auteure : En général, il n’y a pas vraiment de personnages « gentils » dans ses histoires. Il y a des gens « moins pires », comme dans Carrie, (le premier que j’ai lu), et particulièrement dans Bazaar (un de mes préférées que j’ai lu en deux nuits) (oui, les deux tomes). ❤️

Néanmoins, ils ont généralement en commun le fait de vivre dans l’Etat du Maine… où vit l’auteur, comme par hasard! 😉

Quatresous : le problème est résolu. Il nous suffit de ne jamais aller dans le Maine. Le monde est déjà assez dérangeant comme ça.

Fontaine : oh je ne sais pas, je suis curieux maintenant…

Stephen (un dhampire vieux de 400 ans) : j’ai déjà été dans le Maine.

Fontaine : …et?

Stephen : il y avait un groupe de sorciers, et… … non, rien d’important. 😌 Heureusement que David et Barbara étaient là.

Fontaine : ne-me-dites-surtout-pas-finalement-je-ne-veux-pas-savoir! 😅

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Si Supernatural se passait en 1883…

Supernatural est une série créée par Eric Kripke en 2005, et conçue comme un western moderne d’horreur à travers les petites villes des Etats-Unis.

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : « supernatural », en anglais, cela signifie simplement « surnaturel ». Bizarrement, ça ne sonne pas pareil en français…

Auteure : et pourtant Surnaturel, c’est son titre au Canada. 😁 La série raconte l’histoire de la famille Winchester : deux frères, Dean et Sam, dont la mère a été tuée par un démon. Ils ont été élevés par leur père John qui les a entraînés à chasser tous les monstres qui peuvent traîner la nuit (et le jour aussi). La famille et leurs relations difficiles (dues à l’accumulation de traumas divers et variés) sont au coeur de la série.

Fontaine : ah, donc, ce sont comme des Chasseurs d’Alterï! Attendez, comment ça, « traumas divers et variés »? J’espère que ce n’est pas une inspiration pour nous… 🤔

Quatresous (une typographe prudente) : est-ce qu’on compte en tant que Chasseurs?

Fontaine : je me pose la question!!!

Auteure : de chambres de motel (aux papiers peints improbables) à des roads-trips brumeux à bord d’une voiture mythique (une Chevrolet Impala noire de 1967, pratiquement un personnage à elle seule), la série a une forte identité visuelle et une ambiance prenante. En même temps, elle est filmée à Vancouver, tout comme les X-Files, il fallait s’y attendre…

Et forcément, vu le sujet, les Winchester croisent la route de nombreuses créatures. Les « Monstres de la Semaine », à la Buffy ou X-Files, revisitent autant le folklore (fantômes, démons, skinwalkers…) que les classiques d’horreur littéraires (comme les vampires, la raison pour laquelle je m’y suis intéressée au départ) ou cinématographiques (Poltergeist, l’Exorciste…)…

Fontaine : mais mais mais c’est sombre! Et violent! Vous n’avez tout de même pas prévu de nous faire subir le même genre de choses, j’espère! 😲

Auteure : et bien… de toute façon, je ne pourrais rien vous dire… 🤫

Fontaine : mais on dirait qu’ils prennent un malin plaisir à faire souffrir leurs personnages! Il y en a au moins un qui meurt à chaque saison! 😱

Auteure : oui, bon, c’est vrai… mais ils reviennent!

Fontaine : certes, mais dans quel état?!

Auteure : ah il est certain que si vous recherchez une série réconfortante, ne restez pas dans cet univers… Pourtant, l’humour est omniprésent dans la série, puisque c’est le mécanisme de défense principal de Dean, le frère aîné (Jensen Ackles y est probablement pour beaucoup…). C’est ce qui rend les personnages si attachants! 😁

Même si les démons sont présents depuis le début, l’arrivée des anges avec Castiel (l’ineffable Misha Collins) cimente la mythologie principale de l’histoire, centrée autour du bien, du mal, et tout ce qui se trouve entre les deux. La difficile responsabilité de rendre justice soi-même sans devenir soi-même un monstre. Oh, et une apocalypse ou deux, bien évidemment.

Fontaine : a… apocalypse… je suis de moins en moins rassuré… 😵

Auteure : pourtant ils ont réussi à sauver le monde pendant 15 saisons… j’avoue, je n’ai pas encore pu voir la série jusqu’au bout. Néanmoins, le premier arc (saisons 1 à 5), restera pour moi une référence encore très longtemps. 😊

(Et puis la bande son rock des années 80 et 90, on en parle? AC/DC, Bon Jovi, Metallica, le son de ma jeunesse! I’M WANTED… DEAD OR ALIIIIIIIVE!! 😍)

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Orient-Express : le train


L’Express d’Orient, mieux connu sous son nom international Orient Express, est la première ligne traversant l’Europe de Paris à Constantinople (Istanbul) sans changement de train ou étape obligatoire dans un restaurant ou un hôtel. Du moins, il le sera en 1889. En 1883, il faut encore débarquer deux fois : à Giurgewo (Giurgiu, en Roumanie) pour traverser le Danube, puis à Varna (en Bulgarie) pour traverser la Mer Noire.

Néanmoins, pour la plus grande partie de son trajet, c’est un véritable appartement roulant qui offre la pointe du confort disponible à l’époque. Si ce ne sont pas encore les  magnifiques voitures Pullman plus connues des années 1930, le train est déjà un bijou de luxe et de raffinement, depuis le service des wagons-lits jusqu’au restaurant, bien qu’il soit encore majoritairement construit en bois.

Le train n’a pas encore de salons de jour, les voyageurs ne peuvent réserver qu’un compartiment avec couchette. Il roule avec une configuration assez courte : une locomotive (qui change à chaque passage de frontière), son tender (réserve de charbon pour la locomotive), un fourgon à bagages, deux wagons-lits, un wagon-restaurant, et un autre fourgon pour la réserve du restaurant en plus des bagages. Il fait environ 75m de long. 

Le train est chauffé à la vapeur, et éclairé au gaz, mais le passage entre les wagons n’est pas entièrement couvert : on passe d’une plate-forme (aux deux extrémités de chaque wagon) à une autre par une passerelle.

Chaque wagon-lit peut accueillir 20 voyageurs, répartis en compartiments munis de couchettes superposées : 4 lits, 2 lits, 2 lits, 4 lits, 2 lits, 2 lits, 4 lits. Les compartiments de deux lits sont reliés par paires, grâce à des portes intérieures. Il n’y a pas encore de cabinet de toilette entre chaque compartiment comme il y en aura plus tard, mais chaque wagon-lit est muni d’un cabinet de toilette (muni d’eau chaude!) à chacune de ses extrémités. Le conducteur du wagon (qui ne conduit pas le train! 🙃 ) est la personne à qui vous adresser si vous avez besoin d’une bouteille d’eau ou d’une couverture supplémentaire, stockés dans une armoire. Les wagons-lits sont fermés à clef pendant la nuit.

Les plafonds des wagons sont arrondis, et décorés de frises ou de motifs floraux. Dans le restaurant, des miroirs énormes sont posés sur les cloisons de séparation afin de refléter la décoration tout en agrandissant l’espace. Le reste des murs est recouvert de tapisseries des Gobelins. Les rideaux des fenêtres s’enroulent au-dessus des vitres, et sont eux aussi ornés de motifs végétaux. Au-dessus des fenêtres courent des portes-bagages grillagés, comme une longue étagère ajourée.

Si la cuisine est un tout petit espace dans le wagon-restaurant dans lequel on peut à peine bouger entre l’énorme fourneau, l’espace lavage, et les ustensiles accrochés jusqu’au plafond, cela n’entrave aucunement le talent du chef. Les menus s’agrémentent des produits locaux des villes que le train traverse. Les plats sont servis dans de la vaisselle fine, sur des tables lourdes qui restent stables en toute circonstances.

Petit détail original, le salon pour dames (qui fait partie du wagon-restaurant) possède une banquette en « U » le long d’un côté du wagon. Le fumoir, à six places, fait également office de salon de lecture : il comporte une petite bibliothèque garnie d’une trentaine de livres, de journaux, de jeux de cartes et de dominos et de tout ce qu’il faut pour écrire.

L’un des défis techniques d’un train international réside à l’époque dans la largeur des rails, qui est différente dans chaque pays. Le wagons sont donc équipés d’essieux qui pouvaient s’adapter. Cela influence sur la vitesse du train : il peut aller jusqu’à 80 km/h sur les voies françaises et allemandes (ce qui est très rapide pour l’époque!), mais d’autres voies le limitent à 40 km/h.

La traversée des montagnes pose également quelques difficultés. Afin de pouvoir tirer le poids du train dans les montées des Carpates, une machine de renfort était ajoutée  à la locomotive.

Je cherchais un voyage en train qui soit très évocateur. L’Orient-Express est le premier train international qui allait si loin à travers Europe sur une ligne directe. J’ai trouvé ça très inspirant comme base pour un roman fantastique à la découverte de gens plutôt différents. On connaît surtout la version du train des années 1930 (on pense à Agatha Christie, qui prenait régulièrement cette ligne…) mais j’ai préféré la toute première version du train, plus empreinte de nouveauté et découverte de l’inconnu. 😊

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