Si Buffy se passait en 1883…

Vous saviez qu’avant les années 1990, les séries TV, c’était mal vu? Ca paraît étrange à dire aujourd’hui, mais tout ce qui était « pour la télévision », c’était un sous-produit du cinéma.

Il a fallu une poignée de créateurs un peu fous et un peu visionnaires pour changer ça : Chris Carter pour les X-Files (1993), Michael Crichton pour Urgences (1994), et Josh Whedon pour Buffy contre les vampires (1997).

Buffy partait d’un concept révolutionnaire. Pour la première fois, la petite blonde un peu nunuche n’allait pas être la victime du tueur ou du monstre, non! C’était la chasseuse des monstres, et ceux qui s’en prenaient à elle allait amèrement le regretter. Byebye les clichés, hello aux héroïnes fortes! 💪

La (sur)vie à Sunnydale, la ville située au-dessus de la « Bouche de l’Enfer », était une métaphore habile de la vie adolescente comme un combat incessant ; des camarades égarés, des parents (ou professeurs!) monstrueux, l’amour et la trahison, des rituels qui dérapent, la dépendance aux substances magiques… 😅

Quatresous : elle aurait pu faire partie des Chasseurs d’Alterï…

Mademoiselle Melusine : quelque chose me dit que notre univers doit beaucoup à cet univers.

Auteure : initialement prévue par la chaîne américaine The WB comme une demi-saison pour remplacer la série Savannah, la série de Buffy a su nous conquérir avec son courage et son humour et son univers.

Un rythme soutenu avec des combats, des dialogues nerveux et ponctués de pop culture, des personnages attachants, il n’en fallait pas plus pour nous coller devant l’écran et suivre les destins de Buffy, Willow, Alex et Giles tout au long des 7 saisons sur le petit écran, plus une « 8e saison » en Comic book de 40 numéros.

Fontaine : est-ce qu’elle a un rapport avec cette Xena dont on me parle souvent?

Auteure : c’était la même époque! Et elles ont ouvert la voie à tellement d’autres depuis.

Et vous, est-ce que Buffy était votre première série avec une héroïne puissante? 😁 Dites-moi tout dans les commentaires!

PS : je plains ceux qui découvrent les deux premières saisons en HD remasterisé et 16/9e, puisque ce n’est pas du tout comme ça que la série avait été conçue : les effets tombent à plat, le cadrage est horrible et les couleurs, ohlala! 😱

Emilie C. Guyot est une auteure de romans fantastiques et fantasy qui vous entraînent dans son imaginaire sans limite. Ne partez pas sans la nouvelle inédite offerte sur son site ! 👈🚂🚃🚃🚃✨

Influences littéraires : Dracula

Hello les explorateurs de fictions fascinantes! 😁

La Saga des Alterï est née d’un mélange de plein de choses. De plein, plein, plein de choses. Vous en avez sûrement reconnues certaines, mais d’autres pourraient vous surprendre!

Par exemple, ma première influence que je vais citer est…

(j’en vois au fond qui s’attendent à un certain train…)

Dracula, de Bram Stoker! ✨

Vous n’étiez pas si loin… Saviez-vous que l’Orient Express est présent dans Dracula? C’est le train que prennent Van Helsing, Harker et compagnie pour se rendre dans les Carpathes afin d’en finir avec le Comte!

Bram Stoker l’a inclus dans son roman parce qu’il était encore à l’époque une nouveauté technologique, en plus d’être un train de luxe magnifique pouvant servir de décor à une scène ou deux.

Et ce n’est pas la seule nouveauté (pour l’époque) que l’on retrouve dans le livre. La narration est une succession non seulement de lettres et de récits, mais aussi de coupures de presse et de transcriptions de compte-rendus médicaux enregistrés sur phonogramme. Mina sait écrire en sténo et utilise une machine à écrire.

Ce n’est pas innocent. Quand Bram Stoker a publié son roman en 1897, il l’avait écrit pour ses contemporains! Tous ces détails donnaient à l’époque du poids au thème de la modernité contre la tyrannique médiévale de Dracula. Pour nous qui le lisons maintenant, c’est devenu un roman historique, et la précision de l’environnement créé à présent un univers visuel immersif et fascinant. 🤩

Je me souviens que le format épistolaire du roman m’avait beaucoup impressionnée quand je l’ai lu pour la première fois. Tous les personnages ou presque ont leur point de vue, et ils apportent non seulement des éléments de l’intrigue mais leurs personnalités sont tout aussi importantes. Tout est incroyable de précision, et le lecteur est pris à partie dès le début car il est le seul au départ à avoir tous les morceaux de l’histoire.
Je n’ai pas adapté cette forme de narration, parce qu’avec plus de 50 personnages dans l’Express d’Orient, il m’aurait fallu au moins 2000 pages! 😅 Mais j’essaye de faire passer les particularités de chacun à travers les dialogues.

Et le personnage-titre, on en parle? On ne va tout de même pas ignorer le personnage le plus connu du roman gothique victorien, le Comte Dracula lui-même? 🧛

Il est le seul à ne pas avoir de point de vue dans le livre, mais il est présent d’un bout à l’autre, telle une menace palpable et malfaisante, au regard hypnotique et à l’intelligence supérieure. Même Van Helsing a énormément de respect pour lui. Bien avant l’image sexy du vampire, Dracula était un antagoniste inoubliable, porté par toute la force des croyances du folklore que l’on pensait oubliées.

Comme la plupart des gens, j’ai vu en premier lieu une adaptation en film. Je ne pourrais pas dire quelle version c’était… par contre, je peux dire sans hésiter que le film qui m’a le plus impressionnée visuellement c’est Bram Stoker’s Dracula de Francis Ford Coppola. J’en parlerai sûrement plus tard dans un autre article. 😉

Mais au fond, je reviens toujours au roman. L’une des premières influences des Alterï, c’est bien Dracula, de Bram Stoker.

(d’ailleurs il y a plusieurs références à Dracula dans les Alterï, mais ça je ne vous les dirai pas! 😉)

Pour vous aussi, Dracula est une référence incontournable du Fantastique? L’aviez-vous reconnu dans les fourgons des Alterï?

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