Si la Famille Addams se passait en 1883…

Êtes-vous prêts à rencontrer la plus célèbre des familles étranges? Vous l’avez déjà reconnue, j’en suis sûre : la Famille Addams.

La Famille Addams est née sur papier et sous la plume de Charles Addams (on n’invente rien!) en 1938 dans le journal américain The New Yorker. A l’époque, il s’agit d’une série d’illustrations, parfois accompagnées d’une phrase de dialogue d’humour noir, et/ou très décalé.

Fontaine (une journaliste enthousiaste): ah! Cela devrait plaire à Mademoiselle Melusine, ça! On dirait vous!

Mademoiselle Melusine (une jeune fille étrange): vous parlez du rose, ou de l’expression de la jeune fille?

Auteure : aucun des personnages n’a encore de nom! Ils vivent dans leur petit monde macabre (et un manoir magnifiquement gothique) où il est parfaitement normal de côtoyer des monstres et où se sentir mal est la preuve d’une réussite exceptionnelle. Tout est à l’envers chez eux! Nous sommes de l’autre côté du miroir, et c’est un côté un petit peu cruel. Comme cette carte de voeux où ils s’apprêtent à verser de l’huile bouillante sur des petits chanteurs de Noël…

(en même temps, ils n’ont pas la même conception de la mort que le reste du monde, puisque rien ne semble les blesser! mais je m’égare…)

Puis en 1964, le comic est adapté en série TV! C’est la création du générique que vous avez tous en tête, à l’heure qu’il est. (tu du du du snap snap). Mais c’est aussi ce qui va peindre le décor en rose… en effet, la série filmée en noir et blanc avait besoin de décors de couleurs très vives afin que les profondeurs ressortent à l’écran. Et ça, c’est le plus étrange!

Pour l’occasion, tous les personnages sont approfondis et c’est enfin qu’apparaissent Gomez, Morticia, leurs enfants Pugsley et sa petite soeur Mercredi (Wednesday en VO), Granmaman, l’Oncle Fétide (Fester en VO), le cousin Machin (Itt en VO), Lurch le majordome, la Chose (une main baladeuse, The Thing en VO), ainsi que les voisins et la ville de « normaux ». La famille évolue aussi, perd en effrayant et gagne sur le tableau de la comédie, ce qui les rends plus… humains? A peine! Mais assez pour que Charles Addams déplore que cette version de ses personnages n’est même pas moitié moins evil que sa création d’origine…

Mais c’est la raison pour laquelle j’ai toujours aimé la Famille Addams. En dépit de leur apparence macabre (et « satanique »), ils font preuve d’une grande bienveillance, de tolérance, d’une solidarité familiale à toute épreuve et d’une grande compassion envers leurs voisins « normaux ». Ils sont toujours prêts à aider, sans jamais se compromettre. L’amour entre Gomez et Morticia est légendaire. Ils soutiennent toujours leurs enfants. Ils sont souvent plus humains que les « normaux », qui sont eux prisonniers de leurs conventions et leur à priori.

Fontaine : eh bien, si c’est ce qui vous a inspirée, Mademoiselle Melusine, on peut dire qu’au fond vous aussi vous êtes un être humain! Enfin… je veux dire… peut-être pas techniquement un être humain, mais…

Mademoiselle Melusine : vous devriez arrêter de parler, à présent.

Depuis sa création, la Famille Addams traversé le temps, et les séries, films, films d’animation, jeux vidéos et même des comédies musicales!

Les adaptations les plus récentes oublient un peu la famille pour se concentrer sur Mercredi. Il faut dire qu’avec les interprétations de Christina Ricci, Jenna Ortega et même la jeune Lisa Loring dans la série en noir et blanc, le personnage est devenu une icône. Mais toujours à la façon Addams, bien entendu.

(tu du du du snap snap)

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Si Supernatural se passait en 1883…

Supernatural est une série créée par Eric Kripke en 2005, et conçue comme un western moderne d’horreur à travers les petites villes des Etats-Unis.

Fontaine (un journaliste enthousiaste) : « supernatural », en anglais, cela signifie simplement « surnaturel ». Bizarrement, ça ne sonne pas pareil en français…

Auteure : et pourtant Surnaturel, c’est son titre au Canada. 😁 La série raconte l’histoire de la famille Winchester : deux frères, Dean et Sam, dont la mère a été tuée par un démon. Ils ont été élevés par leur père John qui les a entraînés à chasser tous les monstres qui peuvent traîner la nuit (et le jour aussi). La famille et leurs relations difficiles (dues à l’accumulation de traumas divers et variés) sont au coeur de la série.

Fontaine : ah, donc, ce sont comme des Chasseurs d’Alterï! Attendez, comment ça, « traumas divers et variés »? J’espère que ce n’est pas une inspiration pour nous… 🤔

Quatresous (une typographe prudente) : est-ce qu’on compte en tant que Chasseurs?

Fontaine : je me pose la question!!!

Auteure : de chambres de motel (aux papiers peints improbables) à des roads-trips brumeux à bord d’une voiture mythique (une Chevrolet Impala noire de 1967, pratiquement un personnage à elle seule), la série a une forte identité visuelle et une ambiance prenante. En même temps, elle est filmée à Vancouver, tout comme les X-Files, il fallait s’y attendre…

Et forcément, vu le sujet, les Winchester croisent la route de nombreuses créatures. Les « Monstres de la Semaine », à la Buffy ou X-Files, revisitent autant le folklore (fantômes, démons, skinwalkers…) que les classiques d’horreur littéraires (comme les vampires, la raison pour laquelle je m’y suis intéressée au départ) ou cinématographiques (Poltergeist, l’Exorciste…)…

Fontaine : mais mais mais c’est sombre! Et violent! Vous n’avez tout de même pas prévu de nous faire subir le même genre de choses, j’espère! 😲

Auteure : et bien… de toute façon, je ne pourrais rien vous dire… 🤫

Fontaine : mais on dirait qu’ils prennent un malin plaisir à faire souffrir leurs personnages! Il y en a au moins un qui meurt à chaque saison! 😱

Auteure : oui, bon, c’est vrai… mais ils reviennent!

Fontaine : certes, mais dans quel état?!

Auteure : ah il est certain que si vous recherchez une série réconfortante, ne restez pas dans cet univers… Pourtant, l’humour est omniprésent dans la série, puisque c’est le mécanisme de défense principal de Dean, le frère aîné (Jensen Ackles y est probablement pour beaucoup…). C’est ce qui rend les personnages si attachants! 😁

Même si les démons sont présents depuis le début, l’arrivée des anges avec Castiel (l’ineffable Misha Collins) cimente la mythologie principale de l’histoire, centrée autour du bien, du mal, et tout ce qui se trouve entre les deux. La difficile responsabilité de rendre justice soi-même sans devenir soi-même un monstre. Oh, et une apocalypse ou deux, bien évidemment.

Fontaine : a… apocalypse… je suis de moins en moins rassuré… 😵

Auteure : pourtant ils ont réussi à sauver le monde pendant 15 saisons… j’avoue, je n’ai pas encore pu voir la série jusqu’au bout. Néanmoins, le premier arc (saisons 1 à 5), restera pour moi une référence encore très longtemps. 😊

(Et puis la bande son rock des années 80 et 90, on en parle? AC/DC, Bon Jovi, Metallica, le son de ma jeunesse! I’M WANTED… DEAD OR ALIIIIIIIVE!! 😍)

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Si Buffy se passait en 1883…

Vous saviez qu’avant les années 1990, les séries TV, c’était mal vu? Ca paraît étrange à dire aujourd’hui, mais tout ce qui était « pour la télévision », c’était un sous-produit du cinéma.

Il a fallu une poignée de créateurs un peu fous et un peu visionnaires pour changer ça : Chris Carter pour les X-Files (1993), Michael Crichton pour Urgences (1994), et Josh Whedon pour Buffy contre les vampires (1997).

Buffy partait d’un concept révolutionnaire. Pour la première fois, la petite blonde un peu nunuche n’allait pas être la victime du tueur ou du monstre, non! C’était la chasseuse des monstres, et ceux qui s’en prenaient à elle allait amèrement le regretter. Byebye les clichés, hello aux héroïnes fortes! 💪

La (sur)vie à Sunnydale, la ville située au-dessus de la « Bouche de l’Enfer », était une métaphore habile de la vie adolescente comme un combat incessant ; des camarades égarés, des parents (ou professeurs!) monstrueux, l’amour et la trahison, des rituels qui dérapent, la dépendance aux substances magiques… 😅

Quatresous : elle aurait pu faire partie des Chasseurs d’Alterï…

Mademoiselle Melusine : quelque chose me dit que notre univers doit beaucoup à cet univers.

Auteure : initialement prévue par la chaîne américaine The WB comme une demi-saison pour remplacer la série Savannah, la série de Buffy a su nous conquérir avec son courage et son humour et son univers.

Un rythme soutenu avec des combats, des dialogues nerveux et ponctués de pop culture, des personnages attachants, il n’en fallait pas plus pour nous coller devant l’écran et suivre les destins de Buffy, Willow, Alex et Giles tout au long des 7 saisons sur le petit écran, plus une « 8e saison » en Comic book de 40 numéros.

Fontaine : est-ce qu’elle a un rapport avec cette Xena dont on me parle souvent?

Auteure : c’était la même époque! Et elles ont ouvert la voie à tellement d’autres depuis.

Et vous, est-ce que Buffy était votre première série avec une héroïne puissante? 😁 Dites-moi tout dans les commentaires!

PS : je plains ceux qui découvrent les deux premières saisons en HD remasterisé et 16/9e, puisque ce n’est pas du tout comme ça que la série avait été conçue : les effets tombent à plat, le cadrage est horrible et les couleurs, ohlala! 😱

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