Étiquette : à bord de l’Express d’Orient

1883 Express d’Orient : chapitre 21

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Elle n’était pas pâle, ni même blanche comme le tissu de sa robe ; sa peau paraissait transparente. Toute entière, elle semblait se dessécher : ses mains osseuses et crispées, son visage squelettique et figé dans une expression de terreur, ses yeux cerclés d’un noir malsain roulant d’un côté à l’autre comme pour échapper à des choses invisibles.

— Oh mon dieu, dit Fontaine dont la voix s’étrangla. Mon dieu, non. J’ai déjà vu ça…

 

Le chapitre 21 de 1883 Express d’Orient est disponible sur Plumarum ! Je vous souhaite une excellente lecture à tous !

1883 Express d’Orient : chapitres 18 et 19

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Une nuit noire et profonde nous enveloppait désormais ; elle était tombée en quelques instants à peine. Nous étions un îlot de lumière dans l’obscurité, les lampes éclairant généreusement le terrain par les fenêtres du restaurant. Au-delà de ce halo, tout se perdait dans l’ombre fantomatique de la montagne…

Presque à temps pour Noël, le chapitre 19 est disponible sur Plumarum !
https://www.plumarum.com/livre_en_cours/livre/30

À lire bien sûr après le chapitre 18…

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La fenêtre était ouverte. Nous traversions un grand cirque formé par les montagnes et, d’un coup, le faîte du col à Teregova fut franchi. J’avais l’impression de flotter sur des nuages, dans un autre monde fait de vert, de jaune et de rouge, au ciel déchiré de rochers gigantesques et noirs. Les montagnes menaçaient de s’abattre sur la voie et le train, qui avançait comme un jouet sur ses flancs, dans la lumière chaude du soleil couchant.
— Ne me dites pas que ces géants ont pu passer par là ! dit Fontaine.
— Qui sait ? répondis-je.

1883 Express d’Orient : Chapitre 17

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— C’est une idée ridicule, dit Mademoiselle Melusine en nous regardant avec plus de perplexité que de consternation.
— Absolument ridicule, dit Fontaine avec un grand sourire, mais moralement inattaquable ! Et qui sait, nous nous ferons peut-être surprendre par les meurtriers et là plus rien n’aura d’importance, mais vous pourrez être fière d’avoir fait quelque chose de ridiculement subversif dans l’intérêt général du train et de ses passagers !
— Eh bien, monsieur Fontaine, dit Mademoiselle Melusine avec un petit sourire. Contre toute attente, votre plaidoyer m’a convaincue. Allons-y vite, avant que je ne retrouve ma raison.

Le chapitre 17 de 1883 à bord de l’Express d’Orient est disponible sur Plumarum : https://www.plumarum.com/livre_en_cours/chapitre/30/17 

Je vous souhaite une excellente lecture! =)

1883 à bord de l’Express d’Orient : les Wagons Lits

Les Wagons-lits de l’Orient Express en 1883

 

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(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

 

Si le wagon-restaurant est le lieu principal de rencontre pour mes personnages, les wagons-lits sont le théâtre de scènes plus tranquilles, mais aussi de moments terrifiants.

Continuons donc notre visite de l’Express d’Orient en 1883 avec Edmond About et M. de Blowitz, deux auteurs qui ont relaté leur expérience dans le train de luxe, respectivement dans De Pontoise à Stamboul et Une Course à Constantinople, tout deux publiés en 1884.

Pour Edmond About, les wagons de la CIWL sont des « maisons roulantes, longues de dix-sept mètres et demi, construites en bois de teck et en cristal, chauffées à la vapeur, brillamment éclairées au gaz, largement aérées et aussi confortables pour le moins qu’un riche appartement de Paris ».

 

Les compartiments

Les wagons-lits en 1883 comportent 7 compartiments, avec des lits numérotés de 1 à 20.

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Entre les compartiments 2 et 3, et les compartiments 5 et 6, il se trouve une porte communicante qui peut être verrouillée de chaque côté.

Edmond About décrit le compartiment :

« La chambre, nette et luisante comme un sou neuf, n’a pas reçu une seule couche de peinture, par l’excellente raison qu’elle est boisée de haut en bas. Le matelas et l’oreiller sont juste à point, ni trop mous, ni trop durs ; les draps, qu’on change tous les jours par un raffinement inconnu dans les maisons les plus riches, exhalent une fine odeur de lessive. »

(source de l’image : L’Illustration, 7 juin 1884)

On distingue sur les images la tablette centrale qui sert à poser des tasses, ou à écrire. La petite grille juste au-dessus de la fenêtre est une ventilation. Il y a également un filet tout en haut pour poser les bagages au-dessus des fenêtres.

L’ambiance la nuit est confortable, feutrée, et rassurant à la lumière d’une lampe à gaz qui « brillait discrètement à travers une épaisseur de soie verte. »

M. de Blowitz, lui, trouve que ces voitures sont « spacieuses et confortables. On s’y étend à son aise, même en ayant une taille beaucoup plus haute que la [s]ienne. Le bruit assourdi des roues, à travers les portes fermées et les rideaux tirés, arrive à peine comme une mélopée vague et monotone à l’oreille du dormeur, et lui sert de berceuse. »

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(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

 

Le cabinet de toilette

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(source de l’image : L’Illustration, 7 juin 1884)

Les cabinets de toilette, à chaque bout de chaque wagon-lit, sont selon M. About « installés avec luxe, amplement pourvus de savon, d’eau chaude et d’eau fraîche, et maintenus dans un état d’irréprochable propreté par les valets de chambres. » Ils ont, néanmoins, le défaut de n’être que deux pour vingt personnes : « Nous sommes donc obligés, le matin, de nous attendre les uns les autres et quelques fois assez longtemps. » C’est tout de même une révolution pour le voyage ferroviaire : à l’époque les trains ne possèdent pas de cabinet du tout, et les voyageurs font la course sur les quais à chaque arrêt à la recherche des commodités dans les gares…

 

En savoir plus sur 1883 : à bord de l’Express d’Orient…

Chapitre 14 de l’Express d’Orient!

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Une main hirsute d’où pointaient des griffes noires déchira le rideau. Deux yeux jaunes nous scrutaient, perdus au milieu d’un visage allongé qui prenait la forme d’un museau. Des crocs s’allongeaient, menaçants.

Je réalisai soudainement que nous avions obtenu la vérité… c’était l’un des loups…

 

Que vous aimiez les trains, la magie ou les loups-garous : le chapitre 14 est disponible sur Plumarum! Je vous souhaite une excellente lecture! 🙂

Chapitre 12 et 13 de l’Express d’Orient

 

— Regardez son visage ! me dit Fontaine en me saisissant par le bras. Son expression !
— Je la vois…
— Il a exactement la même expression que Melnyk ! On dirait… on dirait la peur. Avec une majuscule, même : « la Peur ».
Je n’aurais pas pu mieux le formuler. On aurait dit que Elster avait vu le diable en personne… ou simplement David. Oui, David pouvait réellement causer cet effet-là…

Le regard des employés en uniforme me faisait froid dans le dos. Il passait à travers moi comme si je n’existais pas… ou comme si c’était eux qui n’existaient plus.

Les chapitres 12 et 13 sont disponibles sur www.plumarum.com/last! Je vous souhaite une excellente lecture! =)

 

 

1883, à bord de l’Express d’Orient : le wagon restaurant

Le wagon-restaurant de l’Orient-Express en 1883

OEwagon05(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

 

Lorsque j’ai commencé à rassembler des informations pour 1883 : à bord de l’Express d’Orient, j’ai été confrontée à la difficulté d’évoquer un train qui avait été supplanté dans l’imaginaire collectif par une version plus récente, plus brillante, de lui-même. Il était impossible de décrire plus en détails ce qui faisait déjà du train de 1883 un véritable palais roulant dans le roman ; il fallait, avant tout, garder l’histoire en mouvement. Heureusement, sur le blog, je peux prendre un peu plus de temps.

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Deux livres relatent du voyage inaugural du 4 juin 1883 de l’Orient-Express : Une Course à Constantinople, de M. de Blowitz, et De Pontoise à Stamboul de Edmond About, tout deux publiés en 1884. En dehors d’un incident, un essieu en surchauffe qui obligea à changer de wagon-restaurant entre les gares d’Augsbourg et Munich, ils n’ont qu’éloges pour le restaurant et sa cuisine. Voici ce que M. de Blowitz a à dire sur le restaurant :

OEwagon08(source image : L’illustration, juin 1884 ; vue du restaurant depuis la cuisine)

« Le wagon-restaurant se compose de trois compartiments de grandeur inégale. Le premier, plus petit que le second, se transforme, en dehors des heures de repas, en un salon de société ou fumoir, avec divans autour, et tables tournant sur elle-même. Le second est un salon réservé aux dames, et le troisième est le restaurant proprement dit. Mais le premier et le second compartiment même, aux heures de repas, se transforment en restaurant, et les trois divisions réunies, quand les wagons sont au complet, peuvent contenir quarante voyageurs confortablement assis. (…) »

OEwagon03(source image : La compagnie des Wagons-Lits, Histoire des véhicules ferroviaires de luxe, Gérard Coudert, Maurice Knepper et Pierre-Yves Toussinot, Ed. La vie du rail, 2009)

« En avant des deux wagons et du fourgon, les rideaux coquettement relevés, le wagon-restaurant jette un éclat extraordinaire sur la scène tout entière. Les grands becs de gaz comprimé éclairent une véritable salle de festin. Toutes les tables du restaurant, deux par deux, se faisant face, celles de quatre couverts à droite, celles de deux couverts à gauche, sur sept rangées, sont dressées d’une façon somptueuse. La blancheur des nappes et des serviettes fantastiques pliées avec un art coquet par les sommeliers du restaurant ; le scintillement transparent des cristaux ; les rubis du vin rouge ; les topazes du vin blanc ; le pur cristal de l’eau à travers les carafes, et les casques argentés des bouteilles de champagnes, jettent une note éblouissante sur la foule au dehors et au dedans, et donnent comme un démenti vivant à la tristesse des physionomies et regrets invraisemblables des partants. (…). »

OEwagon07(source image : La Nature, 1884 ; vue du restaurant depuis la cuisine)

« Le dîner, servi par quatre maîtres d’hôtel, se poursuit avec une régularité qu’on trouverait irréprochable sans le salon le mieux tenu. (…) Le menu est exquis, et ce qu’il faut ajouter, c’est que, pendant tout le voyage de Paris à Bucharest, les menus rivaliseront de variété et de délicatesse, bien que préparés dans l’espace microscopique de la cuisine qui se trouve à l’extrémité du restaurant. »

J’ai également trouvé des références à du cuir de Cordoue sur les parois (pour le train de 1888) ainsi que des tapisseries des Gobelins, mais cela était peut-être plus tardif. Dans tous les cas, le restaurant est un symbole de l’Orient Express, la vitrine de sa splendeur, et un décor central pour les personnages de mon roman…

En savoir plus sur 1883 : à bord de l’Orient Express

1883 à bord de l’Express d’Orient : Mademoiselle Melusine

Mademoiselle Melusine est un personnage très mystérieux qui a encore beaucoup à révéler, mais quelques indices dans le roman suggèrent déjà une partie de son histoire, à travers l’Histoire.

« — Le lieu de ma naissance se trouve peut-être aujourd’hui en Allemagne, dit-elle, mais je ne suis pas vraiment une Alter. »  (chapitre 9)

Melusine Schaefer est née le 31 octobre 1863 à Louperhouse en Moselle, alors un département de la Lorraine. Elle est la fille de Narcissa Roussault et Karl Schaefer. Elle a un grand frère, Tristram, qui a presque 4 ans de plus qu’elle. Appartenant à une famille d’Alterï sans être vraiment une Alter, Melusine grandit entre deux mondes.

En juillet 1870, le gouvernement français craint l’expansion de la Prusse et l’unification des royaumes allemands, qu’elle voit comme des menaces à sa puissance. La France déclare la guerre à la Prusse, mais la coalition allemande se mobilise plus rapidement. Les Prussiens annexent le nord-est du pays, progressent vers Paris, et finalement gagnent la guerre. Le 10 mai 1871, le traité de Francfort est signé, la France cédant officiellement une partie de l’Alsace et de la Lorraine au vainqueur. Renforcé par l’issue du conflit, l’Empire Allemand est formé.

« — La douane est à la frontière, à Avricourt plus exactement. Je devrais plutôt dire « aux Avricourts », puisque c’est cette gare que les Allemands ont coupé en deux, comme ça, sans remords. » (chapitre 6)

Les habitants d’Alsace et de Lorraine ont alors le choix : soit rester sur place et devenir allemands, soit fuir et s’installer en France. Après la disparition de son mari, Narcissa Schaefer choisit d’emmener ses deux enfants et de s’installer près de Paris, à St-Leu-Taverny, où elle a de la famille.

Néanmoins, les liens germaniques de la famille sont un obstacle à leur intégration. L’esprit anti-allemand qui règne en France après 1871 mène la vie dure aux Schaefer, et Narcissa, Tristram comme Melusine se referment sur eux-mêmes afin de trouver la force de supporter leur situation difficile. Pour Tristram, ce sera la musique. Pour Melusine, ce sera une fascination pour le monde médical et les morts violentes.

L’ascension fulgurante de Tristram en tant que jeune violoniste virtuose au début des années 1880 est un retour de chance inespéré pour Narcissa, qui retrouve enfin les cercles sociaux dont elle avait l’habitude. Les préoccupations plus macabres que sociales de Melusine, en revanche, créent une distance et une incompréhension entre la mère et la fille.

L’apparence générale de Mademoiselle Melusine m’a été inspirée par les tableaux de Jacques-Joseph Tissot (1836-1902), un peintre français installé à Londres sous le nom de James Tissot, en particulier Octobre 02 (1877) :

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(source de l’image : Wikipédia)

Chapitre 9 et 10 de l’Express d’Orient

 

Il semblerait que j’ai raté la sortie du chapitre 9… oops. En tout cas il est disponible, ainsi que le chapitre 10, sur Plumarum ! L’enquête est lancée, et Quatresous doit s’improviser détective…

Découvrez gratuitement cette série fantastique où se mêlent histoire, mystère, et fantasy : l’entrée est libre! Je vous souhaite une excellente lecture! 🙂

Chapitre 8 de l’Express d’Orient

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Bonjour à tous! Le chapitre 8 de 1883 : à bord de l’Express d’Orient est disponible sur Plumarum ! Mais que sont donc les Winter en réalité ? Il faut être membre du site afin de le découvrir, mais les chapitres 1 à 5 sont toujours en entrée libre ! Excellente lecture!