Le Fil des Pages

Le monde va disparaître. Inexplicablement, inexorablement, les mots des livres s’effacent, et notre mémoire avec… Découvrez un univers fantasy incroyablement inventif, aux personnages intrigants, qui s’éloigne des sentiers battus et propose quelque chose de totalement nouveau pour les amoureux des livres.

fdpmockbkBL’heure est grave. Quelque chose de terrible, horrible, épouvantable est arrivé. Les lettres des livres disparaissen
Ici, dans notre ville de Tsyeloth, qui a résisté aux vents du désert depuis des siècles, les textes s’érodent, s’abîment, s’évanouiss
Aucun de nos Matha et de nos Kifha n’a pu faire quoi que ce soit pour ralentir l’abominable disparition de nos archives, et par là, de notre culture. Toute la mémoire du m nd
Si vous voyez des gens hagards, absents, affalés sur le sol, veuillez vous éloigner au plus vite. Leur condition pourrait être contagieuse. Le bruit attire leur attention, il est donc important d’être le plus silenc eux poss
N’essayez pas d’agir seuls. Une équipe de spécialistes est déjà e
Bonne ch

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Genre : fantasy, créatures fantastiques

Livre numérique intégral (inclus les tomes 1, 2 et 3) :

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«J’ai adoré ce duo complètement mal assorti. Dyulun est une femme badass, forte, maîtrisant les arts du combat alors que Jalen est un homme simple qui vient échapper à son quotidien banal à travers les légendes qu’il lit. Les deux personnages évoluent et apprennent à se connaître pendant ce voyage.»
Louise Eggers sur Instagram

«La fantasy est bien relatée, et l’on découvre l’univers petit à petit, avec les personnages. La magie est omniprésente, mais sans être toujours là ; les personnages sont intrigants et ont leur propre personnalité. Il n’y a pas à dire, ce livre a tout ce qu’il faut pour plaire
 Merry Daurey sur Mes Rêves Éveillés

«La plume de l’auteure est agréable et fluide, elle nous immerge très facilement dans son univers. Les personnages que l’on rencontrera ont tous un caractère bien travaillé qui nous permet de facilement nous les représenter, d’apprécier leurs défauts comme leurs qualités. Le récit ne laisse que peu de répit au lecteur sans pour autant le noyer sous des tonnes d’informations.»
Senrys / Yserei Kuroetsu

«J’ai eu le plaisir de tomber dans un univers inventif, qui s’éloigne des sentiers battus et propose quelque chose de totalement nouveau. Le thème principal, le mot, le livre, est vraiment exploité d’une manière chouette et je ne doute pas qu’il le sera tout aussi bien dans la suite. Si vous êtes un amoureux du livre, le roman vous plaira sûrement
Eclyan

Format broché (en 3 tomes)

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Jalen Haeste

Jalen Haeste est quelqu’un qui vit dans sa tête, perdu dans la rêverie que lui permet la lecture. Il a le potentiel pour être un Matha (magicien des mots) ou un Kifha (qui fabrique des artefacts). S’il s’applique, il pourrait être les deux.C’est également quelqu’un d’assez peureux et passif, du moins au début du livre, avec juste une pointe de sarcasme qui se développe au contact de Dyulun. On ne sait pas grand chose sur sa vie, mis à part qu’il vit seul à Tsyeloth, qu’il prend le métro avec une mallette pour aller travailler et qu’il passe son temps libre à la bibliothèque.

Jalen est le seul personnage du Fil des Pages pour lequel je n’ai pas écrit de backstory précise, mais uniquement des impressions et des fragments : l’odeur du livre de son grand-père ébéniste, une brève mention de ses parents, un travail inconnu, une vague date de naissance fin février, et par-dessus tout l’amour des livres. J’avais besoin que Jalen soit libre de traverser l’histoire, sans avoir de quête ancrée dans la réalité, et d’exister uniquement dans un monde d’idées, dont il sortira (ou pas) au bout de l’aventure.Si on me posait la question, son nom se prononcerait plus ou moins « djalène hast ».


Dyulun

Dyulun est une Vitha, quelqu’un avec un potentiel magique brut et incontrôlable, ce qui décrit aussi assez bien sa personnalité. Dyulun est caractérisée par ses yeux blancs, qui mettent tout le monde mal à l’aise. Dyulun est très intense, à cause de toute cette puissance dont elle ne sait absolument pas quoi faire et qui lui fait peur. Elle est toujours à la fois d’une grande retenue et d’un grand contrôle, mais très agressive. C’est quelqu’un qui ne tient pas en place et qui a besoin de toujours avancer. Elle gagne sa vie en tant que messagère ou garde du corps.

Ce personnage a été créé pour un JDR entre amis (qui pourrait ou non avoir été influencé par la lecture du Seigneur des Anneaux dans les années 90ies), où elle servait de garde du corps pour des créatures en exil. J’ai extrait Dyulun de son univers d’origine, dont certains éléments sont devenus un autre projet qui n’a plus rien à voir avec Dyulun ou Le Fil des PagesBien qu’elle soit la créatrice de la bibliothèque, Dyulun ne sait pas lire. Elle est le symbole (comme Mame Ode) que la connaissance est une chose vivante qui passe pas nécessairement par l’écrit.

Si on me posait la question, son nom se prononcerait plus ou moins « diouloun ».


Vegard Kaarve

Vegard Kaarve est un Kaarnsk. Comme la plupart des Kaarnsks, peuple qui vit sous terre, Vegard est petit, très pâle, myope, et aveuglé par la lumière du soleil. Il est aussi très résistant et se bat avec des armes lourdes .Vegard est le gardien des écrits de Svunderford : des tablettes en pierre gravée. Il est devenu le gardien après avoir fait une importante découverte archéologique. Selon Dyulun, Vegard était tellement maladroit qu’il a cassé un mur par erreur et que sa nomination était une excuse pour le retirer des tunnels. Vegard est grincheux, irrespectueux, bagarreur, franc, loyal, et protecteur. S’il n’est jamais décrit comme un Kifha, il s’y connaît en mécanique et mécanismes.

Les Kaarnsks sont l’équivalent des gnomes, lutins et kobolds forgerons folkloriques, avec peut-être quelques pointes de Tolkien. Ce que Vegard aime dans les livres est leur statut d’objet en tant que relique, plutôt que ce qu’il y a écrit dessus. Les livres des Kaarnsks ne sont pas écrits sur du papier, mais gravés sur la pierre, qui est une des fondations de la société des Kaarnsks. La pierre, pour eux, est vivante, et toutes les marques qu’elle porte font partie de son vécu. En cela, Vegard est le miroir de Sterna, qui aime les livres pour la connaissance qu’ils contiennent.


Sterna Toher

Sterna Toher est la bibliothécaire et l’archiviste de Tsyeloth. Elle vit dans la Forêt des Livres, une grande tour abritant une forêt compacte conçue pour recevoir et protéger les livres.Sterna a été formée comme Matha par Maître Peirs, un magicien à la fois Matha et Kifha, qui fabriquait de nombreux artefacts et savait traverser la frontière entre le réel et la fiction. L’incendie de l’école et la mort de Peirs ont été traumatisants pour Sterna, qui en réponse a pris de nombreuses mesures de protection dans sa propre bibliothèque. Sterna est sévère, stoïque, décidée et organisée. Elle aime les informations, et la vérité, où tout du moins s’en approcher le plus possible. Son passe-temps favori est de faire des fiches et de vérifier les références.

J’ai conçu Sterna comme un oiseau, protégeant son nid. Je ne sais plus combien de son origine et de ses capacités sont restés dans le texte, mais elle vient d’un pays dans les montagnes dont les habitants peuvent voler.


Ieva Georgos

Ieva Georgos est une Kifha puissante, diplômée, entre autres, de la Guide des Parfumeurs. Elle est peut-être un peu désordonnée mais extrêmement perspicace et efficace. Le chaos qui règne sur son plan de travail trahit l’intensité et le bouillonnement de son esprit créatif, toujours en action.Elle a étudié auprès de Maître Peirs en même temps que Sterna.

J’utilise toujours plus ou moins certains traits de personnes de mon entourage pour étoffer mes personnages. C’est généralement un mélange entre plusieurs personnes, y compris ma propre sensibilité, sauf cas exceptionnel où j’insère volontairement une version fictionnelle de quelqu’un. Ce qui est probablement le cas ici…


La Créature

Peu de choses sont révélées sur la Créature dans le texte, hormis le fait qu’elle est très ancienne. Dans mes notes, en tant que Anwllar (une race de métamorphes), la Créature aurait été maltraitée par le passé. Traitée comme une bête de foire, ou pire comme une source d’ingrédients magiques, elle a été enfermée et privée de contacts avec le reste du monde pendant une grande partie de sa vie. Sa soif de posséder le monde et de combler le vide la pousse à dévorer les souvenirs du monde entier afin de le contrôler.

Si l’on ne compte pas Dyulun qui vient à l’origine d’un projet différent, la Créature est le premier personnage créé pour Le Fil des Pages. Je voulais réussir à mettre en forme l’idée de quelqu’un qui croit profondément, viscéralement, que tout lui est dû parce qu’il ou elle a souffert dans le passé. À l’extrême, ce besoin devient une soif inextingible, ce qui est une définition du vampirisme.


Tsyeloth

La cité cosmopolite, mégalopole du désert où toutes les cultures, les religions et les langues se rencontrent. L’idée était de rappeler la tour de Babel, sans les points négatifs.Les premières versions du texte comprenaient une très longue exposition sur l’origine de Tsyeloth. Lorsque j’ai appris à éditer un texte, tout cela est devenu superficiel, puisque cela ne servait pas du tout l’action. Voici le texte qui a été coupé :

Tsyeloth d’ailleurs était bâtie sur une aberration. Située tout à fait au sud de Garranha, elle se trouvait sur un terrain qui avait été il y avait bien longtemps une terre désertique. On n’y trouvait à cette époque que des rochers épars qui jaillissaient du sol, certains érigés comme des arbres de pierres, d’autres plats et posés en succession sur le sol comme s’ils s’étaient brisés et éparpillés en tombant. Les plaines herbeuses se terminaient bien plus au nord à cette époque, et aucun lac ni aucune rivière ne fournissait d’eau d’ici des kilomètres. On n’y trouvait pas la moindre oasis, et pas même les caravanes nomades des Shukmah, les créatures des sables, ne s’y aventuraient. De l’Ouest soufflaient des rafales de vents qui venaient de la steppe de Sürhe’st, et du sud-est s’insinuait le vent chaud et lourd du désert de Désert. Personne en pleine possession de ses moyens intellectuels n’aurait eu l’idée d’y installer le moindre campement. Et pourtant, c’est là que dans un recoin de terre sableuse, protégée des vents par la falaise de Jaal-Daar, Tsyeloth a émergé des entrailles de la terre.

Les grandes histoires commencent toujours par une coïncidence invraisemblable. Une caravane de Shukmah, dirigée par le Shaman Mvua Mtafiti, s’était égarée vers l’est, et s’était abritée d’une tempête au pied de Jaal-Daar. Ils étaient à court d’eau et bientôt privés de vivres, aussi leur Shaman entreprit la prière des cas désespérés, prière qui comportait beaucoup d’improvisations sur un thème central : taper en rythme de toutes ses forces sur tout ce qui lui tombait entre les mains (principalement des colliers en ossements qui donnaient des sonorités caverneuses contre la poitrine du Shaman), tout en poussant des cris de lamentation à faire fuir tous les animaux à la ronde (on ne savait jamais à quelle distance un dieu pouvait se trouver au moment où on avait besoin de lui aussi mieux valait miser sur le spectaculaire pour attirer son attention).

Le dieu des Shukmah devait avoir fort heureusement une oreille qui traînait dans le coin, car bientôt le sol se mit à trembler sous les pieds du Shaman, puis sous les pieds de tous les autres membres de la caravane. Bien heureusement, même les non initiés à la communication avec les dieux eurent la présence d’esprit d’interpréter le message divin comme une injonction immédiate à s’éloigner en courant le plus vite qu’ils pouvaient. A peine eurent-ils le temps de se mettre à l’abri qu’un immense geyser d’eau explosa, projetant des torrents de boue aux alentours, ainsi que des rochers, et Svadilfari le Kaarnske du clan des Gravatt.Cette rencontre entre deux peuples séparés par près de 6000 kms, dans un endroit stérile où personne ne s’aventurait jamais, était donc hautement improbable, et donc inévitable et prometteuse.

Une fois la stupeur passée et tous les rochers retombés, les représentants diplomatiques involontaires des Shukmah et des Kaarnske, selon un protocole qui a perduré jusqu’à aujourd’hui, passèrent en revue toutes les stratégies envisageables avant de se mettre d’accord. Svadilfari tenta d’abord d’empêcher les Shukmah de se servir de son eau gratuitement, décision refusée à l’unanimité par les Shukmah, qui tentèrent de faire taire le Kaarnske à coups d’os de buffle soigneusement appliqués sur le crâne. Quelques coups de hache dans les pieds des Shukmah plus tard, ceux-ci décidèrent de proposer des babioles à Svadilfari en échange du précieux liquide. S’ensuivit une longue discussion sur les taux monétaires et la valeur des marchandises, mais le résultat fut accepté par les deux parties et le premier poste de commerce entre les Shukmah et les Kaarnske était né.

Sterna considérait que c’était la création de Tsyeloth par deux peuples si opposés qui en avait posé les bases politiques, car les Shukmah proclamaient toujours que c’était leur dieu qui avait fait jaillir l’eau dans le désert, alors que les Kaarnske assuraient fermement à tout le monde que c’était leur dieu qui avait provoqué les éboulements qui avaient conduit au détournement massif de la rivière souterraine.

Cela instaura dès le début une certaine liberté de culte, permettant à tous les dieux susceptibles d’avoir contribué à la croissance de la cité d’installer librement leurs temples dans les rues. Pour être reconnue religion officielle de Tsyeloth, il suffisait de prouver que la divinité lui était bénéfique. La cité était gouvernée par un comité de représentants de tous les groupes considérant qu’ils avaient besoin d’être représentés à la tête de la ville, et dont le président était réélu tous les quatre ans (la date étant judicieusement choisie par l’ensemble du comité afin de s’assurer qu’aucun président n’aurait le temps de faire trop de dégâts pendant son mandat).

Si on me posait la question, son nom se prononcerait plus ou moins « t’saye-loss ».


La Forêt des Livres

Créée par Dyulun, en utilisant son pouvoir brut sur les indications de Sterna, la forêt des livres est une bibliothèque vivante qui sert à la fois de lieu de consultation, de conservation, d’étude, d’inventaire et de protection de livres. Ses racines sont profondes, et ses branches récupèrent la pluie. La bibliothèque peut se barricader et devenir une forteresse.

Les livres sont faits de papier, le papier est fait de bois. Les livres de la bibliothèque de Sterna sont en quelque sorte rendus aux arbres, dans un système végétal qui rappelle un peu un système informatique. Les étagères sont des arbres creux, certes mutilés, mais dont la substance est remplacée par le savoir contenu dans les livres. C’est un nouvel équilibre qui se forme, comme il ne peut arriver que dans une ville comme Tsyeloth.


La Tour de Mémoire

La tour de Mémoire se trouve théoriquement au centre du monde, et pourrait bien être en l’origine. Les divinités Mémoire et Oubli y vivent, et s’y opposent continuellement : Mémoire peint des images très colorées sur les murs, et Oubli tente de les effacer. Les images changent, évoluent avec le temps ; certaines ressemblent encore à ce qu’elles étaient au départ mais la plupart sont très différentes.

Les actions de la Créature ont complètement délavé la tour, la rendant blanche et désespérément vide, avant même que la Créature ne draine Mémoire elle-même.


La magie

Dans l’univers du Fil des Pages, il y a trois sortes de personnes qui peuvent faire de la magie :
– les Matha sont ceux qui maîtrisent la magie des mots et créent des formules
– les Kifha sont ceux qui fabriquent des objets magiques, des artefacts, potions, etc.
– les Vitha sont ceux qui ont un potentiel, une force magique pure qui vient d’eux-même

Plus simplement : les Matha et les Kifha sont des gens capables de contrôler la magie de la nature, et de l’employer via des mécanismes. Il n’est pas impossible d’être les deux à la fois, mais cela demande une grande expérience. Les mots demandent une concentration constante, et à cause de cela les formules ne peuvent être utilisées que pour un évènement ponctuel. Néanmoins on peut les employer régulièrement pour créer une magie continue, comme ce que fait Mame Ode à Nâpilles en protégeant les villageois avec ses histoires.

Les artefacts sont des produits « finis » imprégnés de magie, afin que tout le monde puisse en bénéficier, et pas uniquement les magiciens. Les artefacts peuvent être très variés, des potions à des armes enchantées ; le papier a notamment des propriétés magiques très puissantes lorsqu’il sert de support aux mots. Évidemment, les artefacts marchent mieux entre les mains des magiciens, mais c’est un autre sujet. Les Vitha sont très rares, et servent en quelque sorte de batterie pour les formules ou les objets. Quelques fois ils peuvent développer un pouvoir précis, comme la métamorphose.


Les « morts-vivants »

Les « morts-vivants » sont des gens privés de leurs identités, parce que leurs souvenirs ont été volés, absorbés par la Créature. Leur comportement dépend de la culture d’où ils sont issus : À Tsyeloth, les gens contaminés errent, sans but, à la recherche de quelque chose qui pourrait les rattacher à leur vie d’avant. Ils sont attirés par les gens encore plein de souvenirs, par les odeurs et les parfums forts… À Svunderford, les souvenirs volés laissent place à un naturel plus agressif.

J’aime beaucoup les histoires de vampires et chercher une autre origine à leur état est toujours très amusant.