Catégorie : Le Fil des Pages

Spécial Confinement

Pour garder le moral pendant ce mois de novembre, les livres numériques du Fil des Pages et de 1883 Express d’Orient (édition spéciale) sont en promotion!

Dans le Fil des Pages, rejoignez une bande de bibliothécaires dans leur dernier espoir de sauver leur monde fantasy de la perte de ses livres et de sa mémoire.

Dans 1883 Express d’Orient, suivez Quatresous de mystère en découverte, à bord d’un train de luxe mythique qui va l’emmener à travers l’Europe et l’univers fantastique des Alterï.

Je vous souhaite d’excellentes lectures et prenez bien soin de vous!

2 ebooks offerts du 28 au 31 octobre!

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Deux aventures fantastiques et inoubliables vous attendent ! Inscrivez-vous ici et recevez-les par mail.

Du 28 au 31 octobre, recevez en même temps La Forêt des Livres, le tome 1 du Fil des Pages, et 1883 Express d’Orient, le premier volet des aventures de Quatresous et les Alterï.

Parcourez des villes imaginaires dans l’espoir d’empêcher les livres de s’effacer. Laissez-vous emporter dans une enquête menée à tambour battant à bord d’un train mythique…

(formats disponibles : epub et mobi)

Le Fil des Pages : Tsyeloth

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Tsyeloth

La cité cosmopolite, mégalopole du désert où toutes les cultures, les religions et les langues se rencontrent. L’idée était de rappeler la tour de Babel, sans les points négatifs.

Les premières versions du texte comprenaient une très longue exposition sur l’origine de Tsyeloth. Lorsque j’ai appris à éditer un texte, tout cela est devenu superficiel, puisque cela ne servait pas du tout l’action. Voici le texte qui a été coupé :

Tsyeloth d’ailleurs était bâtie sur une aberration. Située tout à fait au sud de Garranha, elle se trouvait sur un terrain qui avait été il y avait bien longtemps une terre désertique. On n’y trouvait à cette époque que des rochers épars qui jaillissaient du sol, certains érigés comme des arbres de pierres, d’autres plats et posés en succession sur le sol comme s’ils s’étaient brisés et éparpillés en tombant. Les plaines herbeuses se terminaient bien plus au nord à cette époque, et aucun lac ni aucune rivière ne fournissait d’eau d’ici des kilomètres. On n’y trouvait pas la moindre oasis, et pas même les caravanes nomades des Shukmah, les créatures des sables, ne s’y aventuraient. De l’Ouest soufflaient des rafales de vents qui venaient de la steppe de Sürhe’st, et du sud-est s’insinuait le vent chaud et lourd du désert de Désert. Personne en pleine possession de ses moyens intellectuels n’aurait eu l’idée d’y installer le moindre campement. Et pourtant, c’est là que dans un recoin de terre sableuse, protégée des vents par la falaise de Jaal-Daar, Tsyeloth a émergé des entrailles de la terre.

Les grandes histoires commencent toujours par une coïncidence invraisemblable. Une caravane de Shukmah, dirigée par le Shaman Mvua Mtafiti, s’était égarée vers l’est, et s’était abritée d’une tempête au pied de Jaal-Daar. Ils étaient à court d’eau et bientôt privés de vivres, aussi leur Shaman entreprit la prière des cas désespérés, prière qui comportait beaucoup d’improvisations sur un thème central : taper en rythme de toutes ses forces sur tout ce qui lui tombait entre les mains (principalement des colliers en ossements qui donnaient des sonorités caverneuses contre la poitrine du Shaman), tout en poussant des cris de lamentation à faire fuir tous les animaux à la ronde (on ne savait jamais à quelle distance un dieu pouvait se trouver au moment où on avait besoin de lui aussi mieux valait miser sur le spectaculaire pour attirer son attention). Le dieu des Shukmah devait avoir fort heureusement une oreille qui traînait dans le coin, car bientôt le sol se mit à trembler sous les pieds du Shaman, puis sous les pieds de tous les autres membres de la caravane. Bien heureusement, même les non initiés à la communication avec les dieux eurent la présence d’esprit d’interpréter le message divin comme une injonction immédiate à s’éloigner en courant le plus vite qu’ils pouvaient. A peine eurent-ils le temps de se mettre à l’abri qu’un immense geyser d’eau explosa, projetant des torrents de boue aux alentours, ainsi que des rochers, et Svadilfari le Kaarnske du clan des Gravatt.

Cette rencontre entre deux peuples séparés par près de 6000 kms, dans un endroit stérile où personne ne s’aventurait jamais, était donc hautement improbable, et donc inévitable et prometteuse. Une fois la stupeur passée et tous les rochers retombés, les représentants diplomatiques involontaires des Shukmah et des Kaarnske, selon un protocole qui a perduré jusqu’à aujourd’hui, passèrent en revue toutes les stratégies envisageables avant de se mettre d’accord. Svadilfari tenta d’abord d’empêcher les Shukmah de se servir de son eau gratuitement, décision refusée à l’unanimité par les Shukmah, qui tentèrent de faire taire le Kaarnske à coups d’os de buffle soigneusement appliqués sur le crâne. Quelques coups de hache dans les pieds des Shukmah plus tard, ceux-ci décidèrent de proposer des babioles à Svadilfari en échange du précieux liquide. S’ensuivit une longue discussion sur les taux monétaires et la valeur des marchandises, mais le résultat fut accepté par les deux parties et le premier poste de commerce entre les Shukmah et les Kaarnske était né.

Sterna considérait que c’était la création de Tsyeloth par deux peuples si opposés qui en avait posé les bases politiques, car les Shukmah proclamaient toujours que c’était leur dieu qui avait fait jaillir l’eau dans le désert, alors que les Kaarnske assuraient fermement à tout le monde que c’était leur dieu qui avait provoqué les éboulements qui avaient conduit au détournement massif de la rivière souterraine. Cela instaura dès le début une certaine liberté de culte, permettant à tous les dieux susceptibles d’avoir contribué à la croissance de la cité d’installer librement leurs temples dans les rues. Pour être reconnue religion officielle de Tsyeloth, il suffisait de prouver que la divinité lui était bénéfique. La cité était gouvernée par un comité de représentants de tous les groupes considérant qu’ils avaient besoin d’être représentés à la tête de la ville, et dont le président était réélu tous les quatre ans (la date étant judicieusement choisie par l’ensemble du comité afin de s’assurer qu’aucun président n’aurait le temps de faire trop de dégâts pendant son mandat).

Si on me posait la question, son nom se prononcerait plus ou moins « t’saye-loss ».

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Le Fil des Pages

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(2e édition)

À Tsyeloth, une ville entourée de désert au pied du pic de Jaal-Daar, la vie est trépidante, bruyante, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Indifférent à tout cela, Jalen Heaste est un doux rêveur, toujours un livre à la main. Néanmoins, si ses livres se mettaient à s’effacer page après page, il serait plutôt ennuyé. Et si, ensuite, les contes qui l’avaient bercé toutes ces années se retournaient contre lui, transformant la population en monstres dépourvus de mémoire, il serait vraiment temps qu’il fasse quelque chose… on pourrait finir par lui demander de sauver le monde. Et qui de mieux pour l’y aider que deux bibliothécaires, une parfumeuse, et une combattante douée d’un terrible potentiel mais qui ne sait pas lire…

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Le Fil des Pages : Jalen Haeste

Le Fil des Pages : Jalen Haeste

Jalen Haeste est un personnage qui vit dans sa tête, perdu dans la rêverie que lui permet la lecture. Il a le potentiel pour être un Matha ou un Kifha. S’il s’applique, il pourrait être les deux.

C’est également quelqu’un d’assez peureux et passif, du moins au début du livre, avec juste une pointe de sarcasme qui se développe au contact de Dyulun. On ne sait pas grand chose sur sa vie, mis à part qu’il vit seul à Tsyeloth, qu’il prend le métro avec une mallette pour aller travailler et qu’il passe son temps libre à la bibliothèque.

Origine :

Jalen est le seul personnage du Fil des Pages pour lequel je n’ai pas écrit de backstory précise, mais uniquement des impressions et des fragments : l’odeur du livre de son grand-père ébéniste, une brève mention de ses parents, un travail inconnu, une vague date de naissance fin février, et par-dessus tout l’amour des livres. J’avais besoin que Jalen soit libre de traverser l’histoire, sans avoir de quête ancrée dans la réalité, et d’exister uniquement dans un monde d’idées, dont il sortira (ou pas) au bout de l’aventure.

Si on me posait la question, son nom se prononcerait plus ou moins « djalène hast ».