1883 Express d’Orient : Monsieur

« — Mais enfin Ernest, disait Madame, vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ?!
Monsieur Ernest Desmilliers était trapu, charnu, moustachu, à l’allure dense et bourrue, ce qui donnait l’impression qu’il était un cube auquel on aurait attaché quatre membres épais. Sa tête était tout aussi cubique, avec un nez court, une bouche lippue, un regard porcin.
— Ma chère, ce train est la dernière expression du luxe. Finis les compartiments où les gens sont assis, serrés les uns sur les autres sur huit places où on n’est confortable qu’à condition d’être quatre. Ce sont des couchettes, des chambres personnelles ! Finies les courses dans les gares pour aller manger, il y a un wagon-restaurant ! Il y a des cabinets de toilette dans le train ! C’est un train de luxe, avec un service de luxe, pour des gens de luxe !
Les yeux de Monsieur brillaient d’excitation chaque fois qu’il prononçait le mot « luxe ». »

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